Une entente de principe était survenue à quelques heures du déclenchement prévu d’une grève générale illimitée des membres du Syndicat des professeurs de l’Université du Québec en Outaouais.

Les professeurs de l'UQO votent à 93% pour l'entente de principe

Les professeurs de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) ont adopté dans une proportion de 93 % l’entente de principe conclue entre l’employeur et leur syndicat vendredi dernier.

Une entente de principe était survenue, vendredi, à quelques heures seulement du déclenchement prévu d’une grève générale illimitée des membres du Syndicat des professeurs de l’Université du Québec en Outaouais (SPUQO).

Les professeurs ont notamment réussi à obtenir une hausse salariale de 1,5 % pour 2019, année pour laquelle l’offre patronale du 10 février dernier prévoyait un gel. Le recteur de l’UQO, Denis Harrisson, a expliqué que la dernière offre globale de l’employeur a été « modulée » afin de permettre cette augmentation pour 2019.

Les professeurs obtiennent donc des augmentations salariales variant entre 1,5 % et 2 % pour chacune des sept années de la convention (rétroactive au 1er mai 2015 et valide jusqu’au 30 avril 2022). Pour les deux dernières années, un montant forfaitaire sera versé si la politique salariale gouvernementale contient une augmentation supérieure à celle de 1,5 % prévue dans le contrat de travail des membres du SPUQO.

Les deux parties se sont dites satisfaites qu’une grande majorité des membres du SPUQO aient voté pour l’entente de principe. « Ça nous projette dans l’avenir », a réagi le recteur, qui souhaite maintenant que la direction et les professeurs puissent « se concentrer davantage » sur le développement de l’UQO.

M. Harrisson a fait savoir que l’arbitrage que réclamait le syndicat « n’a jamais été une option » pour lui, puisqu’en remettant le dossier « aux mains d’un tiers », chaque partie aurait pu se retrouver avec des insatisfactions, dit-il.

La présidente du SPUQO, Louise Briand, était de son côté satisfaite que ses membres aient pu préserver leurs « acquis », tout en obtenant « des gains appréciables ». « Entre autres, nous avons obtenu un fonds professionnel de 2000 $ renouvelé à chaque deux ans afin de soutenir les activités de recherche », a-t-elle souligné.

Le SPUQO a aussi pu obtenir des « conditions équitables » pour ses membres œuvrant au campus de Saint-Jérôme, a fait savoir Mme Briand, ce qui leur donne droit « à des dégagements et à des primes comparables » aux professeurs des campus de Gatineau.