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Geneviève Grossenbacher, directrice de la Table agroalimentaire de l’Outaouais
Geneviève Grossenbacher, directrice de la Table agroalimentaire de l’Outaouais

Les producteurs agricoles de l’Outaouais se donnent rendez-vous

Claudia Blais-Thompson
Claudia Blais-Thompson
Le Droit
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Les agriculteurs de l’Outaouais auront plusieurs occasions pendant un mois d’échanger entre eux sur différents sujets touchant le secteur bioalimentaire, dans le cadre des Rendez-vous agroalimentaires.

Une programmation entièrement virtuelle attend les intéressés. Selon la directrice de la Table agroalimentaire de l’Outaouais (TAO), Geneviève Grossenbacher, il s’agit d’une occasion de partage entre les producteurs agricoles de la région.

« En temps de pandémie, ce que nous avons senti des producteurs, c’était l’importance de pouvoir échanger entre eux. Pendant 90 minutes, un de leurs pairs vient parler de son vécu suivi d’une bonne période d’échanges.»


« Ce qui a été le plus difficile, c’était de s’assurer d’avoir une main-d’oeuvre. Ça été une bonne année, somme toute, mais une année émotionnellement assez ardue. »
Geneviève Grossenbacher

Sept webinaires se dérouleront en français et quatre en anglais. Ils porteront sur des thèmes allant de la gestion d’une entreprise en pleine croissance aux effets du climat sur les différentes cultures.

Si les consommateurs québécois ont été sensibilisés à l’achat local en 2020, l’équipe de la TAO a plutôt décidé d’aborder des perspectives de production et de gestion lors de ces conférences.

« Il y a vraiment beaucoup de webinaires en ce moment pour aider les entreprises à aller vers le local, affirme Mme Grossenbacher. Presque toutes les formations portent là-dessus. Il y a quand même un besoin réel de s’ajuster sur le terrain et au niveau de la production. »

Les effets de la pandémie

Plusieurs défis se sont dressés devant les producteurs agricoles de l’Outaouais l’année dernière. Dans un contexte de pandémie, Mme Grossenbacher estime que 2020 a été une « bonne année, mais stressante. »

« En même temps que la pandémie, il y a eu l’hiver qui ne s’en allait pas. Ensuite, il y a eu plusieurs canicules. Ce qui a été le plus difficile, c’était de s’assurer d’avoir une main-d’oeuvre. Ça été une bonne année, somme toute, mais une année émotionnellement assez ardue. »

Selon cette dernière, la pandémie aurait permis à la population de s’intéresser davantage aux destinations agrotouristiques, une tendance qui pourrait prendre de l’ampleur dans les prochaines années.

« Je pense qu’on devrait s’attendre dans les prochaines années à voir de plus en plus d’agrotourisme local, croit Mme Grossenbacher. En temps de pandémie, tout le monde voulait savoir ce qu’il pouvait faire près de chez eux. Des fermes et des restaurants qui offrent des activités agrotouristiques, c’est vraiment super intéressant pour les gens parce qu’on peut être à l’extérieur, manger et découvrir comment nos aliments poussent. Je pense que c’est quelque chose qui va prendre de l’expansion. »

Le secteur bioalimentaire crée 16 900 emplois en Outaouais où on retrouve 897 entreprises agricoles, selon les chiffres de la TAO.