La rénovation de l’école secondaire Mont-Bleu, sur le boulevard de la Cité-des-Jeunes, coûtera 35 millions $. Québec recevra bientôt les plans alors que les travaux de décontamination se poursuivent.

Les plans et devis de l'école Mont-Bleu bientôt envoyés à Québec [PHOTOS]

Daniel LeBlanc
Daniel LeBlanc
Le Droit
Les plans et devis pour les rénovations de 35 millions $ à l’école secondaire Mont-Bleu seront acheminés à Québec dans les semaines à venir, affirme la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO), qui se dit confiante de respecter son échéancier de l’été 2021 pour rouvrir les portes du bâtiment.

Entre temps, les travaux de décontamination sur le site endommagé par un incendie lors du passage de la tornade de force EF3 septembre 2018 se poursuivent et entrent dans leur dernier droit. 

« Il n’y a pas de retard, on est vraiment à l’étape où on prévoyait être. Des professionnels travaillent déjà activement sur les plans et devis pour la phase de rénovation. On fait les deux choses en parallèle, alors ça avance assez bien. Il restera ensuite à soumettre ça au ministère (de l’Éducation) pour une approbation. La direction a même mis en place un processus de consultation, le personnel a pu faire des commentaires et des suggestions au sujet des plans », lance le président de la CSPO, Mario Crevier.

Ce dernier affirme que tout est mis en œuvre pour que les quelque 1450 élèves puissent réintégrer l’édifice du boulevard de la Cité-des-Jeunes dès l’amorce de l’année scolaire 2021-2022.

Les élèves de l'école secondaire Mont-Bleu sont logés temporairement au centre Asticou depuis décembre 2018.

« C’est notre échéancier maximal. Si l’école est prête avant, tant mieux. On est sur la bonne voie et on veut que les pelles mécaniques s’activent le plus tôt possible. Une fois que les plans auront été soumis et que le gouvernement aura donné le feu vert, on lance l’appel d’offres et on débute les travaux. Tout le monde a hâte de retrouver son école », affirme-t-il. 

Le président de la CSPO rappelle que la structure du bâtiment construit au milieu des années 70 demeurera intacte à l’extérieur et que les changements ne seront visibles qu’à l’intérieur. 

« Il y aura des modifications avec l’éclairage ou encore avec la fenestration. Aussi, les locaux ne seront peut-être pas au même endroit qu’avant. On rénove en respectant les normes d’aujourd’hui. On va conserver la piscine, car c’est bon pour toute la communauté », note-t-il. 

Même s’il se dit conscient que le scénario n’est pas idéal, M. Crevier affirme que la majorité des irritants qui avaient été signalés au centre Asticou, où sont logés temporairement les écoliers depuis décembre 2018, semblent avoir diminué. L’étroitesse des corridors avait par exemple été déplorée. 

« On a fait quelques changements, comme par exemple déplacer quelques casiers pour améliorer la circulation. Les élèves sont plus habitués à marcher entre les locaux, la problématique ne semble pas être revenue », dit-il. 

Un avis que ne partage pas entièrement la présidente du Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais, Suzanne Tremblay.

Suzanne Tremblay

« La circulation demeure difficile dans les corridors, malgré certaines améliorations au niveau des casiers. Ça reste que ce n’est pas un lieu adapté pour une école secondaire. Il y a aussi moins de locaux spécialisés qu’il n’en faudrait. La situation est imparfaite, c’est très bruyant, les conditions d’enseignement ne sont pas faciles », note-t-elle.

Le SEO dit souhaiter fortement que l’échéancier de 2021 soit respecté.

« Pour l’instant, nous sommes heureux de voir que les délais sont maintenus, mais on va le croire quand on va le voir. Les profs ont accompli du travail incroyable dans ces conditions-là pour aider les élèves », ajoute Mme Tremblay. 

En juillet dernier, le gouvernement provincial a annoncé qu’il injectait 35 millions $ pour rénover l’établissement, cette option ayant été préférée à celle d’une démolition suivie d’une nouvelle construction sur le même site, un projet dont la facture aurait atteint 118 millions $. 

Dans ce cas, les travaux se seraient étalés sur trois années, avait-on précisé.