Comme d’autres routes endommagées, le boulevard St-Joseph fait l’objet de travaux majeurs.

Les pires routes du Québec sur la bonne voie

MONTRÉAL — L’organisme CAA-Québec se réjouit de constater que plusieurs des pires routes identifiées l’an dernier dans la province sont en cours de réparation, incluant le boulevard Saint-Joseph à Gatineau.

Au printemps 2018, une campagne a permis d’identifier les routes les plus mal en point. La liste a été établie à partir de 12 000 signalements qui ont été reçus du 25 avril au 25 mai.

Or, sept des dix pires routes semblent être sur la bonne voie, même si une seule a été réparée en entier, soit le chemin de la Réserve à Shawinigan, en Mauricie. Quatre routes sont en cours de réparation et deux autres seront bientôt remises en état, selon CAA-Québec.

À Gatineau, le CAA-Québec note que les travaux pour le réaménagement complet du boulevard Saint-Joseph ont été amorcés en octobre 2018. La réfection de cette artère majeure a été entamée l’automne dernier entre la rue Dumas et le boulevard Montclair. Le chantier, qui doit s’étendre jusqu’en 2022, prévoit le remplacement des conduites d’égout et d’aqueduc, la réfection de la fondation, l’asphaltage et l’aménagement des trottoirs et de la piste cyclable. Il s’agit d’un projet de responsabilité municipale de 78 millions $.

Le CAA-Québec indique aussi que de l’aide financière gouvernementale sera nécessaire pour procéder à la réfection de certaines routes. On cite entre autres les cas de la route de la Rivière, à Grande-Vallée; du chemin de la Rivière-Châteauguay, à Ormstown; et de la traverse de Laval, à Lac-Beauport. CAA-Québec estime que la bouchée est simplement trop grosse à avaler pour les municipalités concernées.

La réfection peut parfois nécessiter des travaux de longue durée. Ainsi des travaux amorcés sur la route 389, sur la Côte-Nord, devraient durer dix ans. Évalués à 468 millions $, ils devraient permettre d’améliorer la sécurité et le confort sur cette route de 570 km.

La campagne «Les pires routes» sera de retour cette année. Sophie Gagnon, vice-présidente aux communications et affaires publiques de CAA-Québec, y voit un outil donnant une voix forte aux usagers de la route. Elle fait valoir que les décideurs ne peuvent plus rester insensibles aux messages des citoyens. À son avis, ils disposent ainsi d’un moyen de plus pour gouverner.

Avec Le Droit