Le type de pêche sur glace pratiqué sur la rivière Sainte-Anne depuis plus de 80 ans est unique au monde, selon l’organisme Tourisme Mauricie.

Les petits poissons des chenaux sont prêts

SAINTE-ANNE-DE-LA-PÉRADE — La populaire pêche au poulamon de l’Atlantique, connue sous le nom de pêche aux petits poissons des chenaux, débute comme prévu ce mercredi sur la surface de la rivière Sainte-Anne à Sainte-Anne-de-la-Pérade, en Mauricie.

Le froid hâtif de l’automne avait permis aux pourvoyeurs de la rivière Sainte-Anne d’entreprendre la préparation du site dès la deuxième semaine de décembre car la glace affichait déjà plus de 30 centimètres d’épaisseur. Cependant, les fortes pluies tombées il y a quelques jours ont contraint des pourvoyeurs à retirer des dizaines de chalets qui avaient été installés pour accueillir les dizaines de milliers de pêcheurs qui fréquentent le site chaque année.

Environnement Canada prévoit pour la Mauricie des températures froides jusqu’à vendredi. Le mercure devrait alors monter avant de descendre de nouveau en fin de semaine prochaine.

Le type de pêche sur glace pratiqué sur la rivière Sainte-Anne depuis plus de 80 ans est unique au monde, selon l’organisme Tourisme Mauricie.

Plus de 500 chalets de pêche dont la capacité d’accueil varie de 4 à 35 personnes sont aménagés sur la rivière fréquentée chaque année par quelque 500 millions de poulamons de l’Atlantique, du début de décembre jusqu’à la mi-février. Environ un million de petits poissons des chenaux sont pêchés par les occupants des chalets de pêche qui sont meublés et équipés de poêles à bois et d’alimentation électrique.

Plusieurs activités de plein air sont offertes sur la rivière Sainte-Anne pendant les semaines de pêche, incluant du patinage libre, une grande glissoire et des promenades à bord d’un tramway. Les gens peuvent aussi visiter le Centre thématique sur le poulamon.

Le président de l’Association des pourvoyeurs de la rivière Sainte-Anne, Steve Massicotte, a estimé que la saison dernière, entre 95 000 et 100 000 pêcheurs et visiteurs se sont rendus sur le site. La marque à battre était de 107 000, atteinte l’année précédente.

Les retombées économiques de la pêche au poulamon de l’Atlantique sont évaluées à environ 6 millions $ pour la région de la Mauricie.