La députée fédérale d’Ottawa-Vanier, Mona Fortier, et le premier dirigeant de la Commission de la capitale nationale, Mark Kristmanson, étaient présents dimanche pour l’ouverture de la patinoire du canal Rideau.

Les patinoires iconiques sont ouvertes

« Quel beau matin ! », s’est exclamée la députée fédérale d’Ottawa-Vanier, Mona Fortier, dimanche matin, alors que les flocons tombaient doucement sur la patinoire du canal Rideau durant l’inauguration officielle de sa 49e saison.

Cette initiative de la Commission de la capitale nationale (CCN) célébrera son demi-siècle l’an prochain et avant que la patinoire atteigne la cinquantaine, Dame nature lui a offert des conditions favorables à une ouverture hâtive.

« C’est la première fois depuis 2013 qu’on fait l’ouverture en décembre, mais au début de ce projet, dans les années 70, c’était presque chaque année qu’on ouvrait en décembre. C’est évident que le réchauffement climatique change la réalité pour la patinoire », affirme le premier dirigeant de la CCN, Mark Kristmanson.

Les gens ont pu donné leurs premiers coups de patins sur le canal Rideau dimanche.

« En septembre et en octobre, on regardait en avance. C’est là que j’ai dit à toutes nos équipes que, dans le temps des fêtes, il ne fallait pas aller trop loin parce qu’il y avait des chances qu’on ouvre », raconte le gestionnaire principal de la patinoire, Bruce Devine.

Ce dernier souligne que personne dans son équipe n’a pris de vacances durant le temps des fêtes pour offrir à tous les citoyens de la région et les visiteurs de l’extérieur l’opportunité de venir patiner sur le canal avant le Nouvel An.

« Vendredi, avec la température qu’on avait, je n’étais pas trop certain à quoi m’attendre. Ça s’est avéré que la température qu’on a reçue, ç’a été favorable à une ouverture. »

Comme toujours, l’ouverture de la patinoire du canal Rideau est une annonce attendue par plusieurs dans la région de la capitale fédérale. Les messages publiés par la CCN sur les médias sociaux, samedi, pour annoncer que la glace serait prête dimanche ont suscité de nombreuses réactions. Dès la matinée, plusieurs répondaient à l’appel, patins aux pieds.

L’ouverture de la patinoire du canal Rideau est une annonce attendue par plusieurs dans la région de la capitale fédérale.

« Le canal n’est pas que le témoin de deux siècles d’histoire et une patinoire extérieure, c’est aussi une icône des traditions hivernales canadiennes. Nous sommes fiers de participer à son ouverture officielle ce matin », a lancé Mme Fortier, dimanche matin, visiblement enthousiaste.

Tous les intervenants rassemblés dimanche matin souhaitaient évidemment une bonne saison de patinage, sans trop de fermetures du canal Rideau. Par contre, M. Devine soutient qu’il est pratiquement impossible de prévoir à l’avance si la patinoire pourra être ouverte de façon régulière.

« On se concentre sur les deux prochains jours habituellement. C’est toute une question de synchroniser les opérations de nuit. Est-ce qu’on arrose ou pas ? Est-ce qu’il faut déblayer ? Dès qu’on a une bonne ouverture la nuit, de cinq à sept heures sans précipitations, c’est certain qu’on arrose pour garder l’intégrité de la glace et avoir une belle surface de glisse, explique Bruce Devine. Ce matin, c’est sûr que j’ai regardé les deux prochaines semaines. Ça s’annonce très favorable, mais on verra. Ils nous annonçaient de 5 à 10 cm de neige dans cinq jours et là, ça doit tomber dans deux jours. »

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Le premier dirigeant de la CCN, Mark Kristmanson

UNE DERNIÈRE INAUGURATION POUR MARK KRISTMANSON

Pour Mark Kristmanson, il s’agissait dimanche matin d’une dernière inauguration de la patinoire du canal Rideau à titre de premier dirigeant de la Commission de la capitale nationale (CCN), son mandat se terminant en février.

« Il y a 15 ans, j’ai commencé à la CCN comme directeur des événements. J’ai une relation très forte avec la patinoire et je suis très heureux que, pour ma dernière année, on ait des conditions comme celles-ci, assez froid avec de la neige et beaucoup de patineurs autour de nous », soutient M. Kristmanson.

Un rare moment de célébration qui reste pour le premier dirigeant de la CCN avant son départ de l’organisation. 

De son propre aveu, les prochaines semaines seront chargées alors qu’on prépare la transition et l’entrée en poste de son remplaçant, Tobi Nussbaum. En parallèle, le dossier du développement des plaines LeBreton demeure sur toutes les lèvres à Ottawa.

« Il reste beaucoup de choses à faire, notamment une réunion très importante du conseil d’administration en janvier. Alors, on se prépare pour ça », résume Mark Kristmanson.

En plus de la lourde tâche, la fin du mandat de M. Kristmanson a été houleuse après un blâme du commissaire fédéral aux conflits d’intérêts et à l’éthique, plus tôt en décembre. 

Ce dernier concluait que le premier dirigeant de la CCN a contrevenu à la Loi sur les conflits d’intérêts en acceptant une douzaine d’invitations à des événements auxquels il a assisté avec sa conjointe.

« Le commissaire souhaite qu’on ait des standards différents pour les événements sociaux dans la capitale. Nous avons reçu ses recommandations et nous avons modifié nos politiques internes. Pour moi, la porte est fermée. »

Malgré cet accrochage, Mark Kristmanson souhaite que les Canadiens gardent un bon souvenir de son mandat à la direction de la CCN. Il estime avoir un bilan positif pour la protection de l’architecture et de l’environnement dans la région de la capitale nationale.