Les négociations sont rompues entre la ville et OC Transpo

Dominique La Haye
Dominique La Haye
Le Droit
Les négociations sont rompues depuis, mardi soir, entre la Ville d'Ottawa et le syndicat d'OC Transpo. Le maire Larry O'Brien demande maintenant au fédéral d'intervenir en vue de mettre fin à la grève du transport en commun.
Le maire O'Brien a envoyé une lettre à la ministre fédérale du Travail, Rona Ambrose, pour qu'elle exige la tenue d'un scrutin à la section locale 279 du Syndicat uni des transports (SUT). Il veut ainsi que la dernière offre contractuelle de la Ville soit soumise à un vote des membres du syndicat.
Selon un paragraphe du Code canadien du travail, la ministre peut ordonner que la dernière offre de la Ville fasse l'objet d'un scrutin parmi les membres du syndicat et que le déroulement de ce scrutin soit surveillé. Le bureau de la ministre n'a pas retourné les appels du Droit logés mercredi à ce sujet.
Reprises le 20 décembre, les négociations avec le syndicat ont du même coup été rompues. La Ville soutient que le syndicat a rejeté sa dernière offre de règlement. Le syndicat a refusé de soumettre l'offre à un vote de ses membres, comme la Ville le demandait.
«C'est devenu clair que l'éxécutif du syndicat ne veut pas conclure une entente avec la Ville pour que les chauffeurs d'OC Transpo retournent sur la route en vertu d'une entente équitable. Et les négociations des derniers jours en témoignent», a déclaré le maire.
M. O'Brien a ajouté que la Ville a modifié significativement son offre depuis la fin des négociations il y a plus de 15 jours. Les discussions devaient se poursuivre mercredi matin, mais la veille, le syndicat a laissé savoir, par le truchement de son site Internet (Ottawatransitstrike.com), qu'il n'y donnerait pas suite.
Arbitrage
Le maire a ajouté que le directeur municipal d'OC Transpo, Alain Mercier, a demandé, dimanche dernier, au président de la section 279, André Cornellier, de régler en arbitrage la question des horaires, le principal point en litige ayant causé la grève. M. Mercier a aussi demandé au syndicat de laisser ses 2300 membres voter sur la plus récente offre de la Ville.
«André a refusé catégoriquement, a précise le maire. Notre prochaine étape est donc de demander à la ministre du Travail d'ordonner un vote supervisé sur notre offre actuelle. Nous voulons mettre fin à cette grève le plus tôt possible.»
La nouvelle offre prévoit des augmentations salariales de 3,25 %, 2 % et 2 % au cours des trois prochaines années, ainsi que des améliorations au régime des congés de maladie, dont deux journées supplémentaires. La Ville soutient que l'offre prévoyait également un système amélioré d'établissement des horaires de travail tenant compte des préoccupations exprimées par le syndicat et comportant une prime à la productivité de 2 500 $.
Selon M. Mercier, il est devenu clair que le point en litige n'était pas seulement les horaires comme le syndicat l'a évoqué.
De son côté, le vice-président international du SUT, Randy Graham, soutient que c'est l'employeur qui a causé la grève du transport en commun et la rupture des négociations.
«Nous avons présenté une offre similaire à celle des autres municipalités canadiennes et M. Mercier nous a dit qu'elle n'était pas assez bonne, mais qu'elle le serait dans trois ans», indique M. Graham.
Plus de détails dans notre édition de vendredi.