Les motoneigistes devront encore patienter un peu avant de s’aventurer dans les sentiers balisés de l’Outaouais.

Les motoneigistes encore en attente

Malgré la vague de froid arctique qui déferle présentement et le tapis blanc bien présent au sol aux quatres coins de la région, les motoneigistes devront encore patienter un peu avant de s’aventurer dans les sentiers balisés de l’Outaouais.

C’est 92 % des 2243 kilomètres du réseau entretenu par les sept associations bénévoles de la région qui étaient encore fermés à la circulation, jeudi. Selon Pierre Tremblay, administrateur de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCQM) pour l’Outaouais, on peut s’attendre à un début de saison officiel probablement lors de la deuxième semaine de 2018. 

« Dans l’Outaouais, on vit toujours pas mal la même situation. Généralement, on commence à rouler après les Fêtes. En ce moment, il nous manque encore un bon pied de neige avant de pouvoir ouvrir les chemins. Les clubs ont amorcé le damage des sentiers et la prochaine tempête de neige devrait nous permettre d’ouvrir », indique M. Tremblay.

Le parc linéaire de la Vallée-de-la-Gatineau et le relais du lac Mulet, entre Montpellier et Duhamel, sont à peu près les seuls tronçons en Outaouais présentement accessibles aux amoureux de la chenille.

Quoi qu’il en soit, même s’ils doivent encore attendre les précipitations, les purs et durs sont beaucoup plus optimistes en vue de cette saison en comparaison avec les derniers hiver. La température glaciale enregistrée en décembre a permis de consolider le fond des sentiers, un luxe qui n’est pas nécessairement au rendez-vous à chaque début de saison.

« On a quelque chose de solide. Les lacs vont geler plus vite que l’an passé. En 2016, jusqu’à Mont-Laurier, il n’y avait rien de gelé avant la mi-janvier. On est pas mal mieux partis », lance Marc Carbonneau, président de l’Association des motoneigistes de l’Outaouais. Ce club, qui compte environ 800 membres dans ses rangs, dispose d’un réseau de 240 kilomètres s’étendant de Gatineau jusqu’à Lac Ste-Marie et Val-des-Bois.

À propos des cours d’eau, Pierre Tremblay rappelle d’ailleurs que la patience doit être de mise chez les motoneigistes qui songeraient à emprunter les surfaces glacées de l’Outaouais. Ce n’est pas parce que le mercure oscille ces jours-ci sous la barre des -20 degrés Celsius que la situation est sécuritaire.

« Quand tu embarques sur un lac ou une rivière, tu es toujours mieux d’attendre qu’il ait été balisé par un club. Les gens qui embarquent sur les cours d’eau le font à leurs risques et périls », note l’administrateur de la FCQM.

Au final, les motoneigistes devraient pouvoir sillonner les sentiers de la région pendant au moins 10 semaines cet hiver, espère Pierre Tremblay, qui fait remarquer que les saisons moins longues n’effraient pas pour autant les amateurs.

« C’est sûr qu’on n’a plus les hivers qu’on avait, mais ça n’empêche pas qu’il s’est vendu 5000 plaques de motoneiges de plus l’an passé en comparaison avec 2015 », fait remarquer l’administrateur de la FCQM.

LA MOTONEIGE EN CHIFFRES

  • 32 M$ 

Retombées économiques directes en Outaouais

  • 2243 km

Réseau de sentiers balisés en Outaouais

  • 3,2 G$

Retombées économiques moyennes de la motoneige au Québec 

  • 14 000

Nombre d’emplois reliés à l’activité de la motoneige au Québec

  • 4500

Nombre de bénévoles supportant la pratique du sport

  • 800 000

Nombre d’heures de bénévolat cummulé par an dans la province

Source : Fédération des clubs de motoneigistes du Québec