Les militaires de Valcartier de retour après six mois de mission en Irak [VIDÉO]

Une centaine de militaires du 1er Bataillon du Royal 22e Régiment et du 12e Régiment blindé du Canada sont revenus à la maison dimanche soir, après six mois de mission en Irak.

La centaine de soldats de la base militaire des Forces canadiennes de Valcartier ont participé à une mission de formation, non combattante, menée par l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN). L’objectif est de transmettre des informations importantes aux autorités irakiennes quant à la sécurité, aux méthodes de combat, à la médecine militaire ou à l’entretien de véhicules blindés.

«Il fallait accompagner les mentors de notre base jusqu’aux autorités irakiennes dans les différentes institutions militaires. Nous devions les rendre du point A au point B, où ils faisaient leur travail. Les opérations se font dans un climat où l’Irak se reconstruit après la guerre contre Daesh. Nous, la force de protection, assurons la sécurité des formateurs de l’OTAN. Bagdad est un endroit assez complexe, mais c’est un environnement sécuritaire», explique le major Nicholas George, l’officier-commandant du Groupe-compagnie de protection de la force en Irak.

La mission aura également pour objectif de créer des écoles militaires afin de renforcer le professionnalisme des forces irakiennes et d’aider à rendre les structures et les institutions de sécurité nationale plus efficaces, plus transparentes et plus inclusives.

Partenariat solide

L’OTAN a lancé cette mission en juillet 2018, à la suite de la demande du gouvernement de l’Irak. Comme a dit le major George, l’objectif est «d’entraîner les entraîneurs». La base militaire s’est installée à Bagdad en octobre 2018 sous la direction du major-général Dany Fortin, de Québec. Des centaines de soldats canadiens y sont envoyés pour assurer le bon déroulement de la mission. 

«De voir comment Bagdad est en 2019, ce n’est pas exactement ce qu’on pensait ou voyait dans les films il y a 10 ans. C’est un peuple qui veut passer au prochain, qui veut rebâtir. Ils veulent aller chercher tout le savoir et c’est l’essentiel de la mission. Ils sont très contents de notre présence. Quand notre mission sera terminée, on va quitter les lieux, mais ce ne sera pas la fin d’un partenariat avec l’OTAN et l’Irak. Ce sont de bonnes bases pour le futur», indique aussi le major George. 

La première rotation vient donc d’être complétée. Une autre troupe est actuellement sur les lieux afin de poursuivre la mission.

Mission accomplie

Le major George estime que lui et sa troupe ont réalisé près de 1500 déplacements et ont transporté au moins 3000 personnes.

«Je suis très satisfait de ma gang, on a accompli tout de même un grand mandat. Ça s’est super bien passé. Il y a toujours des défis avec une première mission où il faut bâtir les structures, tout le processus qui vient autour de ça. C’est un excellent défi qu’on a surmonté», ajoute le major George, militaire de 33 ans qui avait déjà été déployé en Afghanistan en tant que commandant de peloton. 

En plus des troupes de Valcartier, quelque 500 militaires sont déployés pour la mission, dont la majorité des soldats sont des Canadiens. 

«C’est un bon sentiment du devoir accompli, on se sent content d’avoir bien représenté le régiment et le monde de Valcartier. Et surtout content de voir ma jeune fille de huit mois, alors que j’étais parti depuis six mois, de voir comment elle a changé. Et très heureux de retrouver ma femme», termine le major George.