Les mesures lors de la grève à OC Transpo

De nombreuses mesures avaient été mises en place à la suite du déclenchement d'une grève générale illimitée par les chauffeurs d'OC Transpo, entamée en décembre 2008, qui avait duré 53 jours.
• Accès au Transitway pour les navettes destinées aux étudiants et organisations communautaires afin de réduire la congestion.
• Création d'un fonds de 200 000$ pour que les associations communautaires puissent fournir du transport d'urgence aux personnes vulnérables.
• Création d'un fonds d'urgence pour les personnes risquant de perdre leur emploi en raison de la grève.
• Para Transpo avait accru ses services aux personnes âgées ou à mobilité réduite. Des bons de taxi avaient aussi été offerts à cette clientèle.
• Rabais de 1$ par passager dans les parcs de stationnement municipaux pour les véhicules arrivant entre 6h et 10h avec au moins trois personnes à bord.
• Installation de panneaux indiquant les destinations pour le covoiturage dans certains parc-o-bus.
• Réduction des tarifs de stationnement sur rue de 3,00$ à 2,50$ par heure.
• Diminution de 50% du prix de divers permis de stationnement.
• Remboursement des laissez-passer de transport en commun dans les centres de service de la Ville.
Cinq dossiers à surveiller
Les élèves du secondaires
Bon nombre d'élèves d'écoles secondaires publiques et privées de la région se rendent à l'école chaque matin à bord d'autobus de la STO, dans le cadre d'un programme appelé «transport intégré».
À la Commisison scolaire des Portages-de-l'Outaouais (CSPO), par exemple, on indique qu'une rencontre aura lieu mercredi afin d'établir un plan d'action en cas de grève touchant les services de la STO.
Du côté du Collège Nouvelles-Frontières, où 70% des élèves embarquent chaque jour dans un autobus de la STO, on prévoit des heures d'ouvertures élargies en cas de grève. L'école ouvrirait ainsi ses portes dès 6h et fermerait plus tard en soirée. Une page Facebook serait aussi créée pour favoriser le covoiturage, tandis qu'un portail en ligne permettra aux élèves d'avoir accès à leurs travaux si jamais ils ne peuvent se rendre en classe.
Au Collège Saint-Alexandre, où environ 30% des élèves voyagent à bord d'autobus de la STO dans le cadre d'une entente avec la CSPO, on indique vouloir accroître la présence d'adultes sur le terrain de l'établissement afin de gérer l'accroissement de la circulation prévu en cas de grève et d'assurer la sécurité de tous. L'établissement privé pourrait aussi mettre en place des mesures pour aider les parents à organiser du covoiturage.
Les voies réservées
Le mystère plane sur ce qu'il adviendra des voies réservées en cas de grève à la STO. 
Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, n'a pas voulu parler des détails du plan de contingence qui sera mis en branle si une grève se déclenche. Le service des communications de la Ville de Gatineau a quant à lui invité les médias à se référer aux réponses du maire, de sorte qu'il est pour l'instant impossible de savoir si les autorités songent à rendre les voies réservées accessibles à tous les usagers de la route en cas de grève. 
La Commission de la capitale nationale (CCN), qui est responsable des ponts du Portage et Champlain, indique pour sa part avoir une ouverture pour rendre ouvertes à tous les voies réservées de ces deux infrastructures. 
La CCN évaluera cette option si la Ville en fait la demande en vertu de son plan de contingence.
Le tansport adapté
Le service de transport adapté offert par la STO ne serait pas affecté en cas de grève, puisqu'il est offert par un sous-traitant, et ce tant pour les chauffeurs que pour l'entretien des véhicules.
Transcollines se prépare
Une éventuelle grève touchant les services de la STO risque d'accroître la pression sur les services offerts par Transcollines, qui dessert les municipalités de Cantley, Chelsea, La Pêche et Val-des-Monts.
La présidente du conseil d'adminsitration de Transcollines et mairesse de Chelsea, Caryl Green, s'attend à ce qu'en cas de grève à la STO, les stationnements incitatifs de Cantley et Chelsea soient utilisés par bon nombre de résidents de Gatineau.
«C'est clair qu'on ne peut pas empêcher les gens de venir se stationner, il n'y a pas de contrôle dans nos stationnements», a indiqué Mme Green, qui souhaite d'abord et avant tout pouvoir continuer à offrir le service aux usagers réguliers de Transcollines. L'organisation sera cependant confrontée à un certain dilemme, note Mme Green, puisqu'une hausse des services sur le territoire desservi par Transcollines, puisque l'organisation pourrait alors être perçue comme un briseur de grève. Puisque ce ne sont pas tous les usagers de Transcollines qui utilisent un laissez-passer, le service ne pourrait pas être limité aux détenteurs d'un tel titre de transport.
«On ne veut pas se mêler du conflit à la STO, souligne Mme Green. On a un très bon partenariat avec la STO, on ne veut certainement pas nuire aux négociations, mais on veut offrir le service à nos usagers.»
L'idée de Mike Duggan
Le conseiller Mike Duggan
Dans un commentaire émis sur Facebook lundi soir, le conseiller du district de Lucerne, Mike Duggan, a évoqué l'idée de «démanteler la STO» pour «créer une nouvelle autorité de transport en commun en collaboration avec OC Transpo, ce qui est logique et servirait les deux côtés de la rivière, avec un arrêt de train léger de ce côté du pont Prince-de-Galles».
En entrevue, M. Duggan réitère qu'il «serait logique» d'agir ainsi «si on avait une conception où nous sommes toute une région de la capitale nationale». Le conseiller convient que cela nécessiterait «beaucoup d'années de négociations» et «beaucoup d'énergie politique», mais maintient que «c'est une grande idée pour le futur».
«Je ne le souhaite pas présentement, mais j'aime discuter de grandes idées», a-t-il précisé.