Des jours ensoleillés étaient dans les plans de dame Nature, ce week-end, au grand bonheur des organisateurs du festival.

Les Merveilles au soleil

Beau cadeau pour les organisateurs des Merveilles de sable, alors que des jours ensoleillés étaient dans les plans de dame Nature ce week-end. Avec ces conditions idéales, le public a répondu par une forte participation.
Évidemment, la pluie est un désastre pour un festival comme celui-ci. Non seulement elle n'encourage personne à passer la journée à la plage, elle endommage également les sculptures de sable, le principal attrait de l'événement.
Depuis qu'un groupe de partenaires du Vieux-Gatineau a pris les rênes de l'événement en 2012, l'événement s'est diversifié pour éviter de mettre tous ses oeufs dans le même panier.
«On a fait un plan d'affaires pour déterminer comment, tout en consolidant le sable, on pouvait augmenter le potentiel d'attractivité et diversifier le festival. On a décidé de miser aussi sur l'eau», affirme la présidente des Merveilles de sable, Pauline Bouchard.
À voir la participation, les jeux gonflables dans le lac Beauchamp, le Grand mouillage du dimanche après-midi et les divers bassins - pour enfants ou encore pour tester la plongée sous-marine -, la diversification de l'événement offre de bons résultats.
Revitalisation du Vieux-Gatineau
D'autant plus que, en quelque sorte, les Merveilles de sable et des événements comme la course de boîtes à savon (en pause cette année) jouent un double rôle pour le Vieux-Gatineau qui est en quête d'animation et de revitalisation.
«On a fait un plan d'affaires pour déterminer comment, tout en consolidant le sable, on pouvait augmenter le potentiel d'attractivité et diversifier le festival. On a décidé de miser aussi sur l'eau.»
- Pauline Bouchard, présidente des Merveilles de sable
«C'est ça aussi les enjeux de la revitalisation, redonner vie au quartier - et pas juste économiquement parlant. C'est de redonner vie socialement parlant», affirme Pauline Bouchard, qui est également directrice générale de l'AGAP du Vieux-Gatineau.
Mme Bouchard est optimiste, mais convient qu'il reste encore beaucoup de travail à faire avant d'avoir la coupe aux lèvres. Peu à peu, dit-elle, les pions se mettent en place pour que les pôles d'attraction du quartier, comme les rues Notre-Dame et Main, soient plus attrayants.
Le marché public de la rue Notre-Dame, par exemple, est désormais ouvert sept jours sur sept, ce qui était impensable il y a quelques années seulement.
«On travaille à la hauteur de nos moyens. C'est long la revitalisation. [...] Ça passe par des améliorations physiques [...], ça passe aussi par du développement économique et du développement commercial conséquent. Mais on ne peut pas juste dire à des commerçants de venir s'établir, le consommateur doit être au rendez-vous. Ça prend du temps avant de mettre la bonne entreprise à la bonne place.»
Jpaquette@ledroit.com