Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
La directrice générale de l'Institut du Nouveau monde, Julie Caron-Malenfant
La directrice générale de l'Institut du Nouveau monde, Julie Caron-Malenfant

Les jeunes ont des rêves altruistes, indique le rapport «Rêver, pour créer»

Vicky Fragasso-Marquis
La Presse Canadienne
François Vézina
La Presse Canadienne
Article réservé aux abonnés
À quoi rêvent les jeunes?

Voilà la question que s'est posée l'Institut du Nouveau Monde 20 ans après le début du XXIe siècle.

«La démarche a été imaginée pour révéler les espoirs de la population, révéler les aspirations qu'ont les jeunes pour leur avenir, explique la directrice générale de l'Institut du Nouveau monde, Julie Caron-Malenfant. On a l'idée [que] pour construire l'avenir qu'on veut demain, il faut qu'on puisse avoir cette vision claire [dès] aujourd'hui pour se mettre au travail.»

Et la réponse?

Selon le rapport officiel «Rêver pour créer», il n'est pas facile de répondre à la question.

«Les rêves récoltés sont tout aussi diversifiés que la jeunesse québécoise et ses idées», notent les auteurs du document.

Malgré cette diversité, une certaine tendance s'est dessinée autour de l'importance de l'environnement, de la quête d'amélioration de la société, de l'inclusion sociale, de solidarité et de relations humaines de qualité.

«[Ce qui] est ressorti et qui nous a fait plaisir en même temps de découvrir, c'est que les rêves sont très altruistes, se réjouit Mme Caron-Malenfant. Ils sont très tournés vers la communauté, la société, le collectif.»

Et vint la pandémie

Au lancement de l'enquête, à la fin de février, les organisateurs avaient bon espoir «d'un immense succès», mais de l'aveu même de Mme Caron-Malenfant, la pandémie est venue leur «couper un peu les ailes.»

Ils ont dû abandonner l'idée d'aller présenter des ateliers directement dans les écoles et leurs efforts se sont tournés vers internet. «Nécessairement, cela n'a pas pu avoir le rayonnement que ce que nous aurions souhaité, convient Mme Caron-Malenfant. On a réussi à recueillir plusieurs centaines de rêves.»

Cinq cents, pour être plus précis.

Des personnes de tous âges avaient été invitées à partager leurs rêves pour l'an 2040, mais 40 % des contributions recueillies proviennent de jeunes âgés de 10 à 14 ans et environ 30 % venaient d'adolescents âgés de 15 à 19 ans.

Selon Mme Caron-Malenfant, il est difficile d'affirmer hors de tout doute que la pandémie de COVID-19 a eu une influence sur les rêves des jeunes. «Les jeunes ont parlé de santé, d'amour et bienveillance, de prendre soin de nos aînés. Tout ça aurait pu émerger dans un contexte hors pandémie, mais peut-être que cela a rendu encore plus évident le besoin d'être unis, solidaires et bienveillant envers quiconque.»