Lucien Bradet, récipiendaire du Prix Bernard Grandmaître 2013 de l'ACFO.

Les grands honneurs pour Lucien Bradet

Succédant à Claude B. Gingras, le président sortant d'Unique FM Lucien Bradet a mis la main hier soir sur le trophée le plus prestigieux du Gala annuel de l'Association des communautés francophones d'Ottawa (ACFO), qui rassemblait plus de 250 convives.
« On pense qu'on le mérite, mais ce n'est pas évident, il y avait des candidats extraordinaires. Mais je l'ai eu et j'en suis fier. Je l'ai dit et je le répète, moi je n'étais qu'une roue dans l'engrenage et pour cela il fallait beaucoup de monde », a dit humblement le lauréat du Prix Bernard Grandmaître 2013.
Le Franco-Ontarien dont la liste d'implications est garnie à souhait a profité de la tribune qui lui était offerte pour lancer une petite flèche à la Ville d'Ottawa en affirmant qu'il est plus que temps que la capitale du pays soit désignée officiellement bilingue.
« Je pense qu'il y a deux problèmes pour le maire Watson : peut-être qu'il croit qu'il n'aurait pas assez d'appuis à la table du conseil à ce sujet et peut-être qu'il n'est pas prêt à avoir une plate-forme électorale là-dessus », soutient-il.
Les huit autres finalistes en lice étaient Lucie Archambault, Michel Bénac, Nicole Fortier, Solange Fortin, René Pitre, Michel Prévost, Félix Saint-Denis et Jean-Louis Schryburt.
Rebaptisé en hommage à l'ex-directrice générale de l'ACFO d'Ottawa, Claudette Boyer, décédée subitement il y a presque un an, le prix de la Citoyenne de l'année a, belle coïncidence, été remis à la conseillère scolaire au Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) Diane Doré, qui était une grande amie de la défunte.
« Je suis réellement et doublement honorée. Je suis certaine que Claudette sourit là-haut », a fièrement déclaré l'ancienne conseillère municipale à Vanier et présidente fondatrice du Muséoparc Vanier.
Au micro, la lauréate a fait valoir qu'un de ses chevaux de bataille est de lancer un message clair aux citoyens franco-ontariens. Elle les prie de s'assurer de donner leur appui formel aux conseils scolaires francophones sur leurs comptes de taxes, car autrement les conseils anglophones leurs seront associés par défaut.
Les applaudissements étaient nourris pour le conseiller municipal du quartier Cumberland, Stephen Blais, qui a succédé à plusieurs noms connus tels qu'Alex Munter et Alex Cullen en étant nommé Francophile de l'année. Désireux de maîtriser la langue de Molière, l'élu municipal a fièrement suivi des leçons au cours des derniers mois. « C'est très touchant de me retrouver dans la même classe que d'autres grands francophones. Je me rappelle qu'à l'époque, Pierre Elliott Trudeau avait dit que le français était une richesse et une nécessité pour notre communauté », a-t-il dit, un brin émotif.
Célébrant cette année ses quatre décennies d'existence, le Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques (CFORP) a décroché le prix de l'organisme de l'année.
« Ce prix représente pour nous la valorisation de notre vision et la reconnaissance de nos efforts. Le Centre a fait beaucoup de chemin depuis sa création en 1974 par André Gratton et Gisèle Lalonde, alors que l'équipe comptait six personnes. Aujourd'hui, on en dénombre 135 », a lancé son directeur général Gilles Leroux.
Pour le Laurier Jeunesse de l'année, attribué à des jeunes âgés de 14 à 20 ans, le jury a décerné les honneurs à Anne-Marie Chamberland, une élève de 12e année à l'école secondaire catholique Garneau. Faisant figure de modèle pour sa génération, l'adolescente s'implique bénévolement au sein de plusieurs causes, en plus d'être présidente de son conseil d'école et membre du conseil de représentation de la région d'Ottawa pour la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne. Elle a aussi participé aux États généraux sur l'éducation postsecondaire en langue française.
Martin Laporte, animateur culturel au CECCE, a remporté le Laurier remis à l'Intervenant de l'année.
Membre fondateur de la troupe d'improvisation Improtéine, le gagnant a tenu à faire un parallèle entre la bataille des Franco-ontariens et des paroles du groupe musical Les Vulgaires Machins, soit « C'est mieux de chercher la lumière que de pointer l'orage ».
Le 15e gala annuel de l'ACFO d'Ottawa aura lieu à l'hiver 2015.