L’ancien PDG du CISSO, Jean Hébert

Les grands départs de 2019

En 2019, la région a vu des adresses bien connues fermer leurs portes et des équipes sportives plier bagage. Voici quelques-uns de ces grands départs qui ont marqué l’année.

Jean Hébert congédié du CISSSO

La situation précaire au Centre intégré de Santé et des services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) a continué de faire les manchettes en 2019.

En raison de ses méthodes de gestion qui étaient contestées par divers intervenants du milieu de la santé de l’Outaouais, le président-directeur général Jean Hébert a été démis de ses fonctions le 20 février lorsque le Conseil des ministres a adopté un décret qui a mis fin à son contrat de travail.

La relation entre le CISSSO et les infirmières s’était aussi beaucoup détériorée au cours de la précédente année.

De plus, le manque de services dans la Haute-Gatineau avait plongé M. Hébert dans une situation difficile aux yeux des élus locaux qui réclamaient son congédiement depuis décembre 2018. M. Hébert avait été nommé PDG du CISSSO en mars 2015. C’est Josée Filion qui a assuré l’intérim à titre de présidente-directrice générale jusqu’à ce qu’elle soit nommée sur une base permanente le 29 mai.

Jean-Simon Milette, Le Droit

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Alain Landry, propriétaire
de Greg Landry
Louise Cormier, propriétaire
de Richer & Snow

Deux institutions ferment leurs portes

Deux institutions de la région ont annoncé leur fermeture cette année. D’abord, la bijouterie Richer & Snow de la promenade du Portage a fermé ses portes après 70 années d’existence. Le petit commerce avait ouvert pour la toute première fois en 1948, dans l’édifice à l’angle de la rue Laval et de la promenade du Portage construit par J. Émile Lauzon. Puis, un mois plus tard à la mi-octobre, Alain Landry annonce qu’il met fin aux activités de sa boutique de vêtements pour hommes Greg Landry, et ce, après 55 ans dans le monde des affaires. « Le temps est venu de passer à autre chose », disait-il au collègue Denis Gratton dans une grande entrevue du samedi. Celui qui a repris l’entreprise familiale de son père sur le boulevard Saint-René s’envolera vers l’Arizona au printemps prochain avec son épouse Johanne dans le but de se rapprocher de son fils, Benoit.

Julien Coderre, Le Droit

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Le DG du Fury, Julian De Guzman, le président, John Pugh, et le PDG de OSEG, Mark Goudie

Fury d’Ottawa

L’aventure aura duré six ans. Après des passages en NASL et en USL – marqués notamment par une finale du championnat de la NASL en 2015 et une demi-finale du Championnat canadien de soccer cet été –, le Fury a dû interrompre ses activités en novembre dernier. La CONCACAF insistait pour que l’équipe ottavienne intègre la nouvelle Canadian Premier League. Or, les frais d’expansion pour cette ligue étaient trop élevés pour les propriétaires de la franchise, surtout après avoir dépensé des millions de dollars pour joindre les deux ligues précédentes. Le tout, en moins de six ans. En décembre, la USL a accepté le déménagement de l’équipe à Miami.

Julien Paquette, Le Droit

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Champions d’Ottawa

Partis pour mieux revenir ? L’exclusion de la fusion entre les ligues Can-Am et Frontier a été la goutte qui fait déborder le vase pour les Champions d’Ottawa. Le propriétaire, Miles Wolff, tentait de vendre l’équipe de baseball depuis plusieurs années et devait plus de 400 000 $ à la Ville d’Ottawa en vertu de l’entente de location du stade de baseball du chemin Coventry. Malgré l’incertitude entourant l’avenir de la franchise, l’Ottawa Sports and Entertainment Group et les frères Katz, anciens propriétaires des Goldeyes de Winnipeg, ont offert de racheter l’équipe et de signer une nouvelle entente de location du stade avec la Ville. Si tout se passe comme prévu, les Champions feront un retour en 2021, au sein de la Ligue Frontier.

Julien Paquette, Le Droit

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Quatre mois dans 106 ans d’histoire

C’est une véritable onde de choc qui frappe le milieu médiatique québécois, le 19 août, quand les six journaux du Groupe Capitales Médias (GCM) dont fait partie Le Droit sont placés sous la protection de la Loi sur la faillite. Des journaux centenaires risquent de disparaître. Déjà fragilisé, l’écosystème médiatique de plusieurs régions pourrait carrément s’affaisser. Jusque-là dans l’attentisme, le gouvernement réagit en injectant 5 millions $ pour permettre la mise en place d’un processus de reprise des six quotidiens régionaux. Moins de deux semaines plus tard, les travailleurs qui n’ont aucune intention de baisser les bras acceptent d’évaluer la pertinence d’un projet de coopérative pour acquérir les journaux. Les cadres de l’entreprise se joignent aux travailleurs quelques jours plus tard. Une campagne de mobilisation dont l’objectif est d’amasser 3 millions $ est lancée dans toutes les régions desservies par les journaux de GCM. Le plan d’affaires est adopté à la fin du mois d’octobre et officiellement déposé auprès du syndic le 7 novembre. Le 13 décembre marquera à jamais l’histoire du Droit alors que le journal fondé en 1913 devient officiellement une coopérative. Le Droit est dorénavant mené par ses propres artisans. Le montage financier de 21 millions $ pour le rachat de GCM est bouclé le 16 décembre. Une semaine plus tard, le juge Daniel Dumais de la Cour supérieure autorise la transaction des six journaux à la Coopérative nationale de l’information indépendante. Les retraités de GCM qui perdent près de 30 % de leur régime de retraite dans l’opération annoncent, la veille de Noël, qu’ils porteront ce jugement en appel dès le retour des Fêtes.

Mathieu Bélanger, Le Droit