Pour le skieur acrobatique MIkaël Kingsbury, la médaille d’or est son seul objectif pour les Jeux olympiques d’hiver qui auront lieu à PyeongChang.

Mikaël Kingsbury : Objectif or

CHRONIQUE / Avec ses 47 victoires sur le circuit de la Coupe du monde de ski acrobatique - un record absolu - le Québécois Mikaël Kingsbury est devenu le bosseur le plus dominant de l’histoire. Gagnant de la médaille d’argent à ses débuts olympiques, en 2014 à Sotchi, en Russie, il ne lui manque qu’une chose à son palmarès : une médaille d’or.

Et cet athlète de 25 ans originaire de Sainte-Agathe-des-Monts est confiant qu’il montera sur la plus haute marche du podium aux Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang qui débutent vendredi. Et il compte bien partager cet honneur avec les siens, notamment avec ses grands-parents, Jean et Denise Thibaudeau, de Gatineau.

Joint cette semaine en Colombie-Britannique où il s’entraîne en vue des Jeux, Le Droit s’est entretenu avec lui.

MIKAËL KINGSBURY : « Mon entraînement va très bien, a-t-il dit. On a une belle piste ici pour s’entraîner. Je suis confiant et je suis au meilleur de ma forme physiquement et mentalement, ainsi que dans ma technique. À Pyeongchang, je devrai faire le travail que j’ai fait dans les dernières courses et ne pas me laisser impressionner ou intimider par les Jeux olympiques. Je sais ce que j’ai à faire et je suis bien encadré par mes entraîneurs. J’ai une équipe gagnante qui sait quoi faire pour gagner.

LE DROIT : T’es monté sur le podium à Sotchi en 2014 pour recevoir la médaille d’argent, et ton coéquipier Alexandre Bilodeau a remporté l’or. Quel est le «feeling» de représenter ton pays, et que ressent-on lorsque le drapeau canadien est hissé au son de l’hymne national ?

MK : Quand j’étais enfant, c’était mon rêve d’aller aux Jeux olympiques et d’avoir la chance d’être l’un des favoris pour gagner une médaille. C’était mon rêve depuis l’âge de 10 ans, soit depuis les Jeux olympiques de 2002. Et je dirais que c’est un sentiment de fierté. Le feeling est incroyable et très difficile à décrire. Et quand t’entends l’hymne national, c’est ton moment à toi. Et je pense à tous ceux qui m’ont aidé à me rendre là. À ma famille, à mes entraîneurs. Et je suis fier de n’avoir jamais abandonné.

LD : Et j’imagine que t’as une pensée pour tes grands-parents qui habitent le secteur Hull depuis toujours ?

MK : C’est sûr que oui. Sans eux, je ne serais pas là. Et je sais qu’ils seront devant la télé, qu’ils me regarderont et qu’ils seront 100 % avec moi. Et après les événements, ils sont parmi les premières personnes que j’appelle parce qu’ils croient vraiment en moi. Et ce que j’aime dans tout ça, c’est que mes parents et mes grands-parents seront là pour moi, que je performe bien ou moins bien. Peu importe ce qui arrivera, je sais qu’ils seront fiers de moi. Et moi je suis fier de pouvoir les représenter à ce niveau-là, aux Jeux olympiques, le plus haut niveau possible dans le sport. Et j’aurai hâte de les revoir à mon retour au pays.

LD : Ton coéquipier Olivier Rochon est aussi de Gatineau. Le vois-tu monter sur le podium à Pyeongchang ?

MK : Oui, absolument. Je connais Olivier depuis très longtemps, on skiait ensemble à l’âge de 10, 11 et 12 ans à Saint-Sauveur. Il faisait aussi de la bosse mais il s’est spécialisé en saut acrobatique. Et selon moi, il est l’un des meilleurs sauteurs au monde. Il est un gars vraiment talentueux et il travaille fort. Olivier a eu des hauts et des bas dans sa carrière, mais là il s’est qualifié pour les Jeux olympiques pour la première fois. Il est monté sur le podium il y a une semaine à une Coupe du monde à Lake Placid et il semble ‘peaker’ au bon moment. J’ai confiance en lui et je crois qu’il a une chance de remporter une médaille. J’aime ses chances.

LD : On dit que ta devise est «Impossible n’existe pas».

MK : C’est exact. J’ai toujours cru que j’allais pouvoir me rendre aux Jeux olympiques. Et me voilà, à quelques jours des Jeux, et pour la deuxième fois.

LD : Et on dit aussi que t’as un T-shirt chanceux sur lequel il est inscrit : «It’s good to be the king».

MK : Oui (rires).

Mais je le porte juste quand je course. Je le portais lorsque j’ai eu mon premier podium en Coupe du monde, en 2010. J’ai donc décidé de continuer à le porter. Et quand je le porte, ça veut dire que c’est game day. C’est là que ça se passe. Et il est déjà dans ma valise.

Et la prochaine fois que je le porterai, ce sera le 9 février pour les qualifications.

LD : Bonne chance Mikaël.

MK : Merci beaucoup. »