Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Denis Gratton
Le Droit
Denis Gratton
Norm MacMillan, président des Olympiques de Gatineau
Norm MacMillan, président des Olympiques de Gatineau

Les grandes citations de 2020

Article réservé aux abonnés
CHRONIQUE — LES GRANDES ENTREVUES / On se souviendra de 2020 comme une année à la fois inoubliable et à oublier. En cette nouvelle année qui débute – enfin ! – voici quinze citations retenues parmi les « Grandes entrevues du samedi » réalisées au cours des 12 derniers mois à deux mètres de distance, masqué et les mains aseptisées. Bonne (re)lecture et, en attendant d’être vacciné, bonne année 2021 !

De la politique à la patinoire (4 janvier)

«J’aimerais bien dropper la puck au premier match dans le futur Guertin avant de partir.»

— L’ancien député et ministre provincial, Norm MacMillan, devenu président des Olympiques de Gatineau de la LHJMQ, à la question: « Combien de temps comptez-vous rester en poste (chez les Olympiques) ?»

***

La «graduation» d'Édith Dumont (1er février)

«Une université donne à la classe intellectuelle de l’Ontario français toute la légitimité de vraiment affirmer qu’elle contribue à l’économie de la province. Les francophones ne sont plus du folklore. Nous sommes une force économique pour l’Ontario.»

— L’ancienne directrice générale du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario, Édith Dumont, sur son nouveau rôle à titre de vice-rectrice de l’Université de l’Ontario français

***

Bâtisseurs de père en fils (8 février)

«Vendredi soir dernier, des gens m’ont dit: "On te souhaite 35 autres années." Mais pourquoi juste 35 ans ? J’ai des projets pour les 400 prochaines années ! Ils ne se débarrasseront pas si vite de moi.»

— Le président fondateur du Groupe Brigil, Gilles Desjardins, sur ses 35 années en affaires et sur l’obtention du prix Grand Bâtisseur de l’Outaouais remis par l’APCHQ

À lire aussi

***

L'Ontario français coule dans ses veines (22 février)

«Je pourrais prendre ma retraite, j’ai 70 ans, mais j’adore ce que je fais. Ici, au Muséoparc Vanier, j’ai 20 ans.»

— Le directeur général du Muséoparc Vanier, le regretté Jean Malavoy, décédé subitement le 3 octobre 2020

***

Bernard Voyer, d'un sommet à l'autre (7 mars)

«On véhicule le message qu’il faut protéger la planète. Ce message me laisse un peu sceptique. La planète n’a pas besoin de nous. Mais pas du tout. La planète va continuer à être là. On pourrait comparer à un chien qui sort de l’eau et qui se secoue. Deux ou trois bons coups et c’est fini. La planète fera la même chose et va continuer. Il fera plus chaud. Il y aura peut-être une autre glaciation, peut-être le retour des dinosaures, peu importe. Elle n’a pas besoin de nous. Ce n’est pas la planète qu’il faut protéger. Il faut protéger ce que la planète nous offre. Et si on veut jouer aux cons, ce n’est pas la planète qui perdra.»

— L’explorateur canadien Bernard Voyer sur les changements climatiques

***

Des nouvelles de Zachary (11 avril)

«J’ai arrêté de regarder les bulletins de nouvelles depuis deux jours parce que je trouve que c’est trop stressant. C’est surréel. C’est comme vivre dans un film d’horreur ou de science-fiction. C’est fou de continuer comme ça. Alors je me concentre sur ma santé. Je suis isolé et je m’occupe essentiellement de moi et des soins de ma mère.»

— L’artiste louisianais Zachary Richard sur la pandémie et les ravages de la COVID-19 dans son état natal, au printemps dernier

Zachart Richard

***

Le choix d'une vie «en confinement» (11 avril)

«Cette épreuve (la pandémie), est-ce que ce ne serait pas la mauvaise utilisation de la planète et tout ce qui s’ensuit ? Les conséquences de ça sont là. Dieu n’envoie jamais d’épreuves. Dieu est là. Il est avec nous, en nous. Il nous aide à traverser ça. Dans tous les efforts, le bénévolat, l’engagement des gens qui travaillent dans les soins de santé et tout ça, ça prouve qu’il y a un coeur quelque part, que les gens ont du coeur. Et nous, les Chrétiens, croyons que ça vient de Dieu. Il est dans les personnes qui ne prennent pas de risques pour ne pas contaminer les autres, il est dans les gens fidèles aux consignes. Vous offrez un verre d’eau à quelqu’un qui a soif ou qui est malade, Dieu est là. Il ne faut pas le chercher très loin.»

— La Mère-servante générale des Servantes de Jésus-Marie, Soeur Marie-du-Bon-Pasteur

***

Le maire des catastrophes (18 avril)

«Nous, les villes, tout nous concerne. Mais ce n’est pas tout qui relève de nous. Un exemple qui n’a pas de bon sens, c’est la situation des organismes communautaires. Chaque fois qu’il y a une crise, on se tourne vers eux. Inondations, tornades et maintenant cette pandémie, on se tourne vers eux. Notamment parce qu’ils s’occupent des plus vulnérables. Mais nos organismes communautaires tirent le diable par la queue. Ils s’occupent des plus vulnérables et ils dépendent de la charité pour fonctionner. C’est comme l’inverse du bon sens ! Ceux qui s’occupent des plus vulnérables devraient avoir plus de ressources.»

— La maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin

Maxime Pedneaud-Jobin

***

Le parcours de rêve de Marc Foucault (23 mai)

«C’est bien niaiseux comme jeu !»

— Le golfeur professionnel de Gatineau et propriétaire des clubs de golf Kingsway et Mont Sainte-Marie, Marc Foucault, peu impressionné par sa toute première partie de golf à l’âge de 12 ans

À lire aussi

***

«J'ai versé tellement de larmes» (6 juin)

«Le racisme systémique, ce ne sont pas des gens qui sont racistes, loin de là. Il y a très peu de racisme au Canada. (…) Durant ma première campagne électorale, je faisais du porte-à-porte accompagné d’une bénévole, une jeune femme noire. Je me suis entretenu avec un gentil monsieur à sa porte et, comme j’allais quitter, il m’a rappelé pour me souffler à l’oreille: "Je vais te donner un conseil. Toi, t’es Noir, c’est correct. Mais deux Noirs à la porte le soir, tu ne peux pas faire ça, tu vas perdre des votes." Il n’a pas dit ça pour être méchant. Cela revient à la question des préjugés inconscients que nous avons.»

— Le député fédéral de Hull-Aylmer, Greg Fergus, sur le racisme systémique dans une entrevue accordée quelques jours après la mort en direct de George Floyd, au Minnesota

Le député fédéral de Hull-Aylmer, Greg Fergus

***

Daniel Coutu a plus d'un tour dans son sac (13 juin)

«J’ai pu vivre ce gala en famille, avec ma blonde et mes enfants. On a partagé le bonheur en famille, seuls à crier devant la télé. C’était bien, c’était cool. On faisait une brassée de lavage en même temps que le gala. Je n’ai jamais joint autant l’utile au très agréable.»

— Le magicien gatinois Daniel Coutu sur son Prix d’excellence de la personnalité jeunesse de l’année remis par l’Alliance Médias Jeunesse

***

«Un enfant, ça ne s'oublie pas» (4 juillet)

«Tout nous rappelle Jonathan. Tout, tout, tout. Un papillon qui vole nous fait penser à lui. Un oiseau qui passe dans le ciel. J’ai une photo de lui et moi au-dessus de mon foyer. Je le vois en me réveillant le matin, je le vois en me couchant le soir. Je peux entendre son rire. J’ai des vidéos que je peux regarder. Je suis chanceuse, j’ai toutes ces choses-là de lui. Mais en même temps, il n’est plus là. Bien qu’en quelque part, il est toujours là car il n’y a pas grand-chose qui ne me font pas penser à lui. Un enfant, ça ne s’oublie pas.»

— La mère de (feu) Jonathan Pitre, Tina Boileau, lors de la remise de la Croix du service méritoire décernée à son fils, à titre posthume, par la Gouverneure générale du Canada

***

Ginsberg Gingras – 40 ans de père en fille (25 juillet)

«C’est sûr que certains cas viennent parfois me chercher. Ce qui me déchire le coeur, c’est lorsque j’ai des personnes âgées devant moi qui me racontent que leurs enfants ont abusé d’eux financièrement. Et ces parents, de leur grand coeur, n’ont pas été capables de dire non à leurs enfants. Je dois parfois me retenir pour ne pas pleurer avec ces gens. Mais normalement, je n’attache pas de sentiments au travail que je fais. Je dois faire la distinction entre l’humain qui a du travail à faire comme syndic pour aider quelqu’un, et mon rôle de maman et d’épouse.»

— La présidente de la firme en insolvabilité Ginsberg Gingras, Chantal Gingras, dont la firme a célébré ses 40 ans en 2020

***

De livreur de bière à «livreur» de la Bonne Nouvelle (31 juillet)

«À l’adolescence, fin des années 1950, j’étais livreur pour une petite épicerie du Vieux-Montréal. Je faisais la livraison de la bière et de la viande, mais de la bière surtout. Parce que pour la bière, il y avait toujours des clients !»

— L’ancien archevêque d’Ottawa et d’Alexandria-Cornwall, Terrence Prendergast, sur son enfance à Montréal

L’ancien archevêque d’Ottawa et d’Alexandria-Cornwall, Terrence Prendergast

***

La médecin du peuple (22 août)

« Je ne m’attends pas à pouvoir organiser des cliniques de vaccination en 2020, c’est trop tôt. Même chose pour le début de l’an prochain. Je ne vois pas comment on pourrait obtenir une autorisation si rapidement et comment on pourrait procéder à l’achat, à la distribution, à la mise sur pied des cliniques et le reste pour tôt en 2021. Si on peut avoir un vaccin en 2021, ce serait fantastique. J’espère que nous en aurons un. Mais il faudra du temps avant d’obtenir les doses nécessaires pour mettre en place un système efficace pour l’offrir aux gens. » (NDLR: Le premier vaccin à Ottawa a été administré le 15 décembre 2020.)

— La médecin chef de Santé publique Ottawa, Dre Vera Etches

À lire aussi