Les grandes citations de 2019

À quelques jours d’une nouvelle année, voici 12 citations retenues parmi plus d’une quarantaine d’entrevues réalisées en 2019 dans le cadre des « Grandes entrevues » du samedi. Bonne (re)lecture et bonne année 2020.

L’INOUBLIABLE MATHIEU FROMENT-SAVOIE (26 janvier)

« Nous avons perdu notre fils en 1991, mais le monde musical a perdu un grand musicien qui ferait le tour du monde aujourd’hui. »

— Pierrette Froment-Savoie sur son fils, Mathieu, un enfant prodige de la musique décédé du cancer le 3 avril 1991, à l’âge de 12 ans

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MONSIEUR LE MAIRE MATHIEU FLEURY ? (2 février)

« J’ai l’intention de me présenter [en 2022] pour succéder [au maire d’Ottawa] Jim Watson. Absolument. »

— Le conseiller municipal du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, sur ses ambitions politiques

Mathieu Fleury

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L’ENFANT DU BILINGUISME (9 février) 

« Je me souviens de ce livre que j’avais dans mon cours de sciences sociales qui s’intitulait My British Heritage alors que personne dans la classe n’avait un ‘british heritage’. Quand ma mère a appris ça, elle m’a fait la leçon elle-même, elle m’a raconté l’histoire de Louis Riel. »

— Le Commissaire aux langues officielles du Canada, Raymond Théberge, sur son enfance à Sainte-Anne-des-Chênes, au Manitoba

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LE « MONUMENT » DE CHUTE-À-BLONDEAU (6 avril)

« J’avais sept ans quand j’ai entendu mon grand-père dire : ‘Je ne suis pas allé à l’école bien longtemps. Et la seule chose que j’ai apprise, c’est de me battre contre les Anglais’. J’ai un peu épousé l’idée. Mais au lieu de me battre contre les Anglais, j’ai travaillé pour les Français, pour la francophonie. Pour l’Ontarie. »

— Yves Saint-Denis, figure incontournable de la francophonie ontarienne décédé le 9 septembre dernier à l’âge de 78 ans

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LA SOMMELIÈRE DU PEUPLE (11 mai)

« Si vous me demandez quel est le meilleur vin, je vous répondrai : le prochain que je vais boire. (Rires). Lorsque les gens me demandent quel est le meilleur vin, je leur réponds : ‘mettez toutes les bouteilles sur la table et la première qui sera vide, c’est lui le meilleur vin !’ »

— La sommelière gatinoise de renommée internationale, Véronique Rivest

Veronique Rivest

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D’OTTAWA-VANIER À BAGDAD (25 mai)

« Ç’a été difficile pour moi, mais beaucoup plus difficile pour ma famille parce qu’ils me voyaient me faire attaquer de tous bords, tous côtés. […] Mais voilà, j’ai tourné la page, c’est du passé. Tout ce que je peux dire, c’est qu’ils ont perdu une bonne personne pour être à la tête du Commissariat [aux langues officielles]. »

— L’ancienne ministre franco-ontarienne et députée d’Ottawa-Vanier, Madeleine Meilleur, sur le débat entourant sa nomination comme Commissaire aux langues officielles du Canada et sur sa décision de retirer sa candidature à ce poste

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STEVE PENNEY ET LE HOCKEY D’AUJOURD’HUI (2 juillet)

« Je n’étais pas une super étoile. Je gagnais à peu près 150 000 $ par année. C’était beaucoup. Je me disais que j’étais millionnaire. Je comparais avec mon père qui était en fin de carrière comme patron dans une usine de pâte et papier et qui gagnait 40 000 $ par année. Moi, j’arrivais à 22 ou 23 ans et boum ! Du 150 000 $ en partant. C’était énorme. C’est sûr que j’aimerais jouer aujourd’hui avec les salaires que les joueurs gagnent. Mais jamais je ne vais pleurnicher sur le salaire que je gagnais. »

— L’ancien gardien de but du Canadien de Montréal, Steve Penney, sur son salaire durant les années 1980

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UNE CARRIÈRE DÉVOUÉE AUX ENFANTS (13 juillet)

« En ce moment, on a plus de 3500 enfants qui sont sur des listes d’attente dans les DPJ du Québec. Ce sont des enfants qui ont été signalés, qu’on a des inquiétudes […] qu’on pense que ça ne va pas bien, mais qu’on n’a pas encore été dans les familles pour les évaluer. Et chacun de ces enfants est une petite bombe à retardement. »

— L’ancienne directrice de la DPJ de l’Outaouais, Michelyne Gagné, sur les dangers qu’un autre drame comme celui de la mort d’une fillette de sept ans de Granby connue de la DPJ, en avril 2019, se reproduise

Michelyne Gagné

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DENISE ROBERT - FIÈRE VANIÉROISE, FIÈRE FRANCO-ONTARIENNE (21 septembre)

« Mon père [le Dr Maurice Robert] nous a appris à redonner. Noël, pour lui, c’était d’aller visiter les familles de Vanier qui avaient très peu de moyens afin de nous faire vivre Noël avec elles. […] Et mes moments les plus heureux, c’était lorsque je passais visiter les familles avec mon papa dans le temps de Fêtes. Pour moi, c’est ça Noël. »

— La productrice de cinéma, Denise Robert, sur son enfance à Vanier, en Ontario

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LA NOUVELLE VIE DE MATHIEU LACOMBE (5 octobre)

« Le Droit est un outil essentiel pour notre communauté et pour notre démocratie, et un outil qu’on doit conserver. Le Droit a cette particularité qui lance souvent une journée. Qui peut influencer l’agenda politique du jour. Qui peut influencer les questions qu’on recevra comme élu. C’est certain qu’il faut qu’on fasse en sorte qu’il puisse survivre. »

— Le ministre québécois de la Famille et député de Papineau, Mathieu Lacombe, sur la survie du quotidien Le Droit

Mathieu Lacombe

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VALÉRIE ET MOI (9 novembre)

« Ma mère a cessé d’aller à l’église à cause de ce film. Un dimanche, le bon curé de la paroisse Saint-Nicholas est monté en chaire, ne sachant pas qui ma mère était, et il a dit : ‘Vous donnez 1,75 $ pour aller voir un film où il y a une fille qui va vous mener directement en enfer, mais vous ne donnez pas 1,00 $ à votre église qui, elle, va vous mener au Ciel’. Ma mère n’a jamais remis les pieds à l’église. »

— La comédienne Danielle Ouimet sur son rôle dans le film Valérie, le premier film érotique québécois sorti il y a 50 ans, en 1969

Danielle Ouimet

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AMANDA SIMARD - LA RÉSISTANTE (30 novembre)

« Après le récent énoncé économique du gouvernement Ford [le 6 novembre dernier], certains ont crié : ‘ victoire ! On n’a rien perdu !’ . Bien voyons donc ! Ce n’est pas une victoire de ne rien perdre. Parce que si tu n’avances pas, tu recules. On ne devrait pas se contenter du statu quo, il faut maintenir la pression. »

— La députée indépendante de Glengarry-Prescott-Russell, Amanda Simard, sur la lutte incessante de la communauté franco-ontarienne

Amanda Simard