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Les grandes entrevues

Léo «Monsieur Vanier» Lavergne

CHRONIQUE — LES GRANDES ENTREVUES / Léo Lavergne a sa ville natale de Vanier tatouée sur le cœur.

Directeur général du Centre Pauline-Charron — un « carrefour de vie active » pour les francophones de Vanier et des environs âgés de 50 ans et plus — cet homme de 72 ans est de toutes les causes pour améliorer la qualité de vie de ses concitoyens Vaniérois.

Exemple : le Centre Pauline-Charron, qu’il dirige depuis plus de 25 ans, organise annuellement le déjeuner Flocons de neige, une activité qui permet au comptoir alimentaire Partage Vanier de poursuivre sa mission auprès des familles démunies de ce quartier d’Ottawa. En décembre dernier, lors de la 14e édition de Flocons de neige, les 600 déjeuners servis au Centre Pauline-Charron ont permis d’amasser la somme de 47 000 $. Et ce n’est qu’une activité parmi tant d’autres que ce centre de la rue Jeanne-Mance qui compte plus de 800 membres tient régulièrement pour préserver la fierté et le sens d’appartenance des Vaniérois à leur communauté.

Comme un peu tout le monde de ce quartier, Léo Lavergne se dit préoccupé par la construction possible d’un mégarefuge de 350 lits de l’Armée du Salut sur le chemin de Montréal, en plein cœur de Vanier.

« Je crois en la mission de l’Armée du Salut, insiste-t-il. Mais je ne crois pas qu’un gros refuge qui rassemblerait des itinérants, des toxicomanes et des gens avec des problèmes de santé mentale, tous dans le même endroit, est une solution.

«Oui, on pourrait avoir quelques maisons dans différents secteurs de Vanier, mais des maisons de six ou sept unités où les résidents s’entraideraient, où ils recevraient les soins appropriés et où ils pourraient vraiment avoir une chance de reprendre une vie normale. Mais je crois que la construction d’un mégarefuge est juste une question d’économie et une façon de dire aux gens : «regardez-nous, on remplit notre mission». Mais ce qu’ils font au quartier où ils s’établissent, ça, ils n’en parlent pas. Je suis le premier à dire qu’on devrait aider les gens. Mais choisissons les bons outils pour le faire. Et ce mégarefuge est loin d’être la bonne solution. Il ne fera que nous écraser et donner une autre gifle au visage du quartier Vanier.

—Ça vous désole de voir ce qu’est devenu le Vanier d’aujourd’hui si on le compare à celui où vous avez grandi ?

—Non, ça ne me désole pas parce qu’il y a tellement d’entraide et de vitalité au sein des organismes communautaires de chez nous. Ces organismes font beaucoup de bien et ils ont toujours gardé cette fierté de dire qu’ils sont de Vanier. On n’a pas peur de le dire et on défendra toujours notre coin lorsque d’autres le dénigreront. C’est sûr que je serais peut-être un peu plus craintif aujourd’hui de prendre une marche seul le soir dans certaines rues de Vanier. Mais je pourrais nommer d’autres quartiers d’Ottawa où t’aurais besoin d’une équipe de gardes du corps pour prendre une marche en soirée. (Rires.) Donc suis-je désolé ? Non. J’ai toujours vécu ici et je ne me vois pas vivre ailleurs.»

TRAGÉDIE AU DÉPANNEUR LAVERGNE

Après une carrière de 23 ans à la Société canadienne d’hypothèques et de logement, Léo Lavergne a quitté le gouvernent fédéral pour réaliser deux rêves qu’il caressait depuis toujours : se procurer un dépanneur (à Vanier, bien entendu) et se lancer en politique municipale (à Vanier aussi, évidemment).

«Je m’étais toujours dit que je m’achèterais un dépanneur si je quittais la fonction publique, dit-il. Je savais que je ne ferais pas d’argent avec ça et je n’en ai pas fait non plus, mais je voulais travailler avec le public. J’ai toujours aimé travailler avec le public. Alors j’ai acheté un dépanneur du chemin Marier et je l’ai vendu après sept ou huit ans, c’était en janvier 1992. En juillet de cette même année, l’homme qui avait acheté mon dépanneur a été abattu dans son commerce par un jeune toxicomane. J’ai été ébranlé par ça. C’était difficile. Et certains amis n’étaient pas au courant que j’avais vendu mon dépanneur. Donc, lorsqu’ils ont vu les images de mon commerce à la télévision et qu’ils ont appris que le propriétaire avait été tué, ils croyaient que c’était moi. Ça aurait pu.»

À NOUS DEUX, PITBULL 

Si Léo Lavergne rêvait aussi de se lancer en politique municipale, c’est un peu parce qu’à l’image d’Obélix le Gaulois, il est tombé dedans quand il était petit. Son père, Gordon Lavergne, a été maire de la municipalité d’Eastview (rebaptisée Vanier en 1967) de 1949 à 1961.

«J’admirais ce que mon père faisait pour aider les moins fortunés de Vanier, se souvient-il. Ça m’a marqué et j’ai voulu à mon tour être au service des gens d’ici. J’ai été élu conseiller municipal en 1987, Gisèle Lalonde était mairesse de Vanier. Puis j’ai perdu la course à la mairie en 1991 contre mon ami Guy Cousineau.»

Léo Lavergne n’a siégé que pendant un mandat à la table du conseil municipal, mais son passage a certes été remarqué. Il s’est d’abord battu corps et âme pour permettre la construction à Vanier d’une maison pour femmes victimes de violence. «Plusieurs ne voulaient pas de cette maison dans leur cour», laisse-t-il tomber.

Puis il a aussi réussi à faire adopter un règlement municipal pour interdire la présence de chiens pitbull sur le territoire de la Ville de Vanier. «Un petit bonhomme est entré dans mon dépanneur avec son père et le jeune garçon avait le visage recouvert de bandages et de cicatrices. Son père m’a expliqué que son fils avait été mordu par le pitbull de la famille. Lorsque je lui ai demandé s’il avait fait endormir son chien, il m’a répondu : "Non, c’était à lui (son fils) de ne pas tirer la queue du chien." Je me suis dit que quelqu’un devait faire quelque chose pour protéger les enfants de ces chiens.»

Quelques mois plus tard, la Ville de Vanier devenait la première municipalité du Canada à adopter un règlement anti-pitbull.

«Mais ça ne m’a pas aidé lorsque je me suis présenté à la mairie, dit M. Lavergne en riant. Je faisais du porte-à-porte et certaines personnes me disaient : "C’est toi qui a passé le règlement contre les chiens, t’auras pas mon vote." Ce n’était pas grave. J’avais agi selon mes convictions et mes valeurs.»

Les grandes entrevues

Norm MacMillan: de la politique à la patinoire

CHRONIQUE LES GRANDES ENTREVUES / Norm MacMillan et son épouse, Marie-Laure, devaient quitter pour la République dominicaine, vendredi matin, pour des vacances de deux mois loin de l’hiver et du froid.

Mais à quelques jours de Noël, l’ancien ministre québécois et député libéral de Papineau a annoncé à sa douce moitié que les plans avaient changé. Qu’il n’y aurait pas de voyage dans le Sud sur la plage immaculée de Punta Cana parce qu’il préfère rester ici et regarder le hockey. Une décision qui risque de lui coûter cher « en chien »…

Denis Gratton

Les grandes citations de 2019

À quelques jours d’une nouvelle année, voici 12 citations retenues parmi plus d’une quarantaine d’entrevues réalisées en 2019 dans le cadre des « Grandes entrevues » du samedi. Bonne (re)lecture et bonne année 2020.

L’INOUBLIABLE MATHIEU FROMENT-SAVOIE (26 janvier)

« Nous avons perdu notre fils en 1991, mais le monde musical a perdu un grand musicien qui ferait le tour du monde aujourd’hui. »

Les grandes entrevues

«L’instable et turbulent» Pierre-Paul Noreau

CHRONIQUE — LES GRANDES ENTREVUES / Jeune étudiant collégial en sciences de la santé, Pierre-Paul Noreau voulait devenir médecin. Originaire de La Tuque, en Mauricie, c’était la médecine ou rien.

Le hic, avoue-t-il aujourd’hui, c’est qu’il était un étudiant « un peu trop turbulent » pour ce collège privé de Québec. « C’était au début des années 1970, je jouais de la guitare, j’avais les cheveux longs, se souvient-il en souriant. Ma gang d’amis et moi étions toujours prêts pour faire la fête. Disons que je n’avais aucune chance de devenir médecin, j’étais beaucoup trop tannant. Mais si je ne devenais pas médecin, j’allais faire quoi ?».

Les grandes entrevues

De Gatineau au Tonight Show

CHRONIQUE — LES GRANDES ENTREVUES / Le Gatinois Benoit Landry aurait pu faire carrière chez lui, à Gatineau. Il a plutôt choisi Hollywood.

Diplômé de la polyvalente Nicolas-Gatineau en 1999, il aurait pu succéder à son père, Alain, et à son grand-père, Greg, et ainsi devenir la troisième génération de Landry à la tête de la boutique de vêtements pour hommes du boulevard Saint-René qui porte le nom de son grand-père. Mais cette profession n’était pas pour lui. Et aujourd’hui, Benoit Landry, 37 ans, est l’un des dirigeants de l’un des plus importants réseaux de télévision aux États-Unis, la National Broadcasting Company, mieux connue sous son acronyme NBC.

Les grandes entrevues

Le legs d’un père aimant

CHRONIQUE — LES GRANDES ENTREVUES / Premier juge acadien à siéger à la Cour suprême du Canada, Me Michel Bastarache, 72 ans, a lancé sa biographie cette semaine. Rédigée en collaboration avec le journaliste de Radio-Canada, Antoine Trépanier, et préfacée par la romancière Antonine Maillet, l’œuvre porte le titre : «Ce que je voudrais dire à mes enfants».

La fille de M. Bastarache, Émilie, est décédée à l’âge de 17 ans alors que, peu de temps après sa naissance, les médecins ne lui donnaient que deux ou trois ans à vivre. Son fils, Jean-François, a quitté ce monde à l’âge de trois ans. Tous deux atteints d’une maladie génétique si rare qu’elle demeure à ce jour un mystère pour le monde médical. « En vieillissant, votre absence fait de plus en plus mal, mes enfants », écrit Me Bastarache dans sa biographie.

Les grandes entrevues

Amanda Simard, la résistante

CHRONIQUE — LES GRANDES ENTREVUES / Le 1er décembre 2018, il y a un an presque jour pour jour, plus de 14 000 francophones et francophiles de l’Ontario descendaient dans les rues un peu partout en province en réaction aux coupes annoncées par le gouvernement conservateur de Doug Ford.

Deux jours plus tôt, la députée conservatrice de Glengarry-Prescott-Russell, Amanda Simard, claquait la porte de son parti pour dénoncer à sa façon le renvoi aux calendes grecques de la création de l’Université de l’Ontario français et le démantèlement du Commissariat aux services en français de la province.

Les grandes entrevues

Capter un moment avec Martin Roy

CHRONIQUE — LES GRANDES ENTREVUES / «Ici un diplômé de l’école de journalisme Martin Roy », a écrit le populaire chroniqueur de La Presse, Patrick Lagacé, en réaction à un commentaire publié sur Facebook.

Ce commentaire était celui du photographe du Droit, Martin Roy. Celui-ci soulignait ses 30 années de métier au quotidien d’Ottawa-Gatineau. Il n’en fallait pas plus pour que de nombreux autres journalistes d’un peu partout au Québec et en Ontario y aillent à leur tour de leur commentaire et de leur anecdote pour souligner cet anniversaire de celui qui les a pris sous son aile à leurs débuts en journalisme.

Les grandes entrevues

Le parcours d’un fonceur

CHRONIQUE — Les grandes entrevues / Steve Verner, de Chénéville dans la Petite-Nation, était conférencier invité cette semaine à l’Université du Québec en Outaouais (UQO) dans le cadre de la Semaine des étudiants en situation de handicap.

Lui-même étudiant à l’UQO en administration des affaires, Steve Verner, 42 ans, n’en était pas à sa première conférence. Il en donne un peu partout au Québec depuis quelques années.

Les grandes entrevues

Valérie et moi

CHRONIQUE — LES GRANDES ENTREVUES / Au printemps 1969, en pleine Révolution tranquille, Valérie prenait l’affiche à travers toute la province. Pour la première fois dans l’histoire du cinéma québécois, un film présentait de la nudité frontale. En six mois, «Valérie» rapportait plus d’un million $ au box-office, du jamais vu pour un film québécois.

Ce premier film érotique dévoilait la comédienne Danielle Ouimet et allait marquer un tournant pour le cinéma d’ici, ainsi qu’un tournant dans la vie de cette jeune actrice en herbe devenue soudainement le diable incarné aux yeux de l’Église catholique.

Les grandes entrevues

«Montfort, c’est mon phare»

CHRONIQUE — LES GRANDES ENTREVUES / C’est un véritable cri du cœur qu’a lancé la Dre Julie Lockman, la semaine dernière, dans une lettre ouverte intitulée « Denise ou déni ? » et publiée dans nos pages et sur nos différentes plateformes.

Médecin de famille qui a pratiqué pendant plus de 20 ans à l’Hôpital Montfort, elle s’est dite très préoccupée par l’anglicisation progressive du seul hôpital universitaire de langue française en Ontario.

Les grandes entrevues

L’art de créer un musée

CHRONIQUE — LES GRANDES ENTREVUES / La réputation de l’artiste-peintre gatinoise Isabelle Regout n’est plus à faire.

Ses œuvres ornent les murs et les pièces de nombreux édifices et de nombreuses galeries et institutions de la région, du pays et d’ailleurs dans le monde.

Les grandes entrevues

Le bel avenir en français de Caroline Gélineault

CHRONIQUE — LES GRANDES ENTREVUES / À son dernier passage à l’émission Tout le monde en parle (TLMEP) pour présenter son documentaire Denise chez les Francos, la romancière et chroniqueuse Denise Bombardier a remis en question la qualité du français de la Franco-Ontarienne, Caroline Gélineault. Celle-ci avait participé à une rencontre avec Mme Bombardier, à Ottawa, dans le cadre du tournage de ce documentaire.

« Elle (Caroline Gélineault) a été agressive depuis le début, a dit Mme Bombardier. Si elle croit que la langue qu’elle doit parler, c’est la langue dans laquelle elle m’a parlé, et bien, c’est bien dommage pour elle, il n’y a pas d’avenir pour elle, qu’elle passe tout de suite à l’anglais ».

Les grandes entrevues

La dernière minute pour Greg Landry

CHRONIQUE — LES GRANDES ENTREVUES / C’est une institution de Gatineau qui disparaîtra à la fin de l’année lorsque la boutique de vêtements pour hommes Greg Landry du boulevard Saint-René fermera ses portes après 55 années en affaires.

« J’ai 60 ans, ça fait 44 ans que je fais ce métier-là, le temps est venu de passer à autre chose », dit le propriétaire, Alain Landry, le fils de Grégoire « Greg » Landry.

Les grandes entrevues

La nouvelle vie de Mathieu Lacombe

CHRONIQUE — LES GRANDES ENTREVUES / Il y a un an, l’ancien chef d’antenne du bulletin d’information de 18 h à TVA Gatineau-Ottawa devenu candidat caquiste dans la circonscription de Papineau, Mathieu Lacombe, était élu par une majorité écrasante aux élections provinciales.

Moins de trois semaines plus tard, le nouveau premier ministre du Québec, François Legault, nommait ce père de deux garçons âgés de six et de deux ans : ministre de la Famille et ministre responsable de l’Outaouais.

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Le beau destin de Chantal « Tanya Ann » Nadeau

CHRONIQUE — LA GRANDE ENTREVUE / La directrice générale de la Nouvelle Scène Gilles Desjardins, Chantal Nadeau, est née Tanya Ann Millette. Née d’une mère célibataire qui habitait chez ses parents dans la Basse-Ville d’Ottawa, dans une maison où la violence régnait.

« Le père de ma mère — mon grand-père biologique — était un homme très violent, raconte-t-elle. Ma mère ne pouvait pas m’élever dans ce milieu, c’était trop dangereux pour moi. Alors elle m’a placée en adoption à l’âge de neuf mois et c’est une famille de Hearst (les Nadeau) qui m’a adoptée. Le plus beau cadeau de la vie », laisse-t-elle tomber.

Les grandes entrevues

Denise Robert - fière Vaniéroise, fière Franco-Ontarienne

CHRONIQUE — LES GRANDES ENTREVUES / J’avais tort. Et je m’en suis excusé. La célèbre productrice de cinéma Denise Robert se dit fière Franco-Ontarienne et fière Vaniéroise. Et elle tenait à remettre les pendules à l’heure.

Dans ma chronique du 12 septembre dernier intitulée La petite histoire d’un carré, je vous ai parlé d’un lopin de terre vacant du secteur Vanier qui sera converti en «Carré de la francophonie», un lieu de rassemblement et d’événements pour la communauté franco-ontarienne qui sera inauguré le 25 septembre, Journée des Franco-Ontariens.

Les grandes entrevues

Les adieux de la bijoutière

CHRONIQUE — LES GRANDES ENTREVUES / C’est une institution de Hull qui fermera ses portes le 24 décembre prochain. La bijouterie Richer & Snow de la promenade du Portage ne sera plus après 70 années d’existence.

Non, ce commerce n’est pas une autre victime des magasins à grande surface et des Amazon de ce monde. Les affaires allaient très bien et la fidèle clientèle était toujours au rendez-vous.

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Le long détour de l’auteur Jean Boisjoli

CHRONIQUE — LES GRANDES ENTREVUES / Il a été enseignant au secondaire et journaliste à la radio avant de faire carrière comme avocat au gouvernement fédéral. Mais on connaît surtout Jean Boisjoli comme l’un des meilleurs auteurs franco-ontariens.

Après avoir publié trois recueils de poésie, il a écrit son premier roman, La mesure du temps, en 2016, qui lui a mérité le prestigieux prix littéraire Trillium. Et son deuxième roman qui vient d’être lancé aux Éditions David, Moi, Sam. Elle, Janis, ne s’attire que des éloges.

Denis Gratton

Mélissa Ouimet, «La Voix» de Saint-Albert

CHRONIQUE — LES GRANDES ENTREVUES / Mélissa Ouimet savait dès l’âge de six ans qu’elle allait faire carrière sur la scène et que « personne ne pourrait l’arrêter » dans la conquête de son rêve.

Des bars, des festivals et des spectacles « corpo » jusqu’à une participation en quart de finale à la dernière édition de la populaire émission La Voix, cette artiste franco-ontarienne de Saint-Albert nommée quatre fois au Gala Trille Or 2019 a certes gravi les échelons vers le succès.

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Claude Brûlé, un Franco chez les Anglos

CHRONIQUE — LES GRANDES ENTREVUES / Québécois natif de Trois-Rivières et Franco-Ontarien d’adoption, Claude Brûlé a été nommé, le mois dernier, président-directeur général du Collège Algonquin, à Ottawa. Il devient ainsi le premier francophone à la tête de cette institution d’enseignement anglophone depuis (feu) Laurent Isabelle, qui a dirigé ce collège de 1973 à 1982.

M. Brûlé n’est pas un nouveau venu au Collège Algonquin, lui qui compte 20 ans d’ancienneté au sein de l’administration de l’endroit, d’abord comme chef du département de l’informatique, ensuite comme doyen de la faculté des technologies et des métiers, puis comme vice-président académique de 2012 jusqu’à sa nomination récente à la présidence et la direction générale.

Les grandes entrevues

Gilbert Lacasse : de la survie du Droit à la création d’une ville

CHRONIQUE — LES GRANDES ENTREVUES / Gilbert Lacasse a été président-éditeur du quotidien Le Droit de 1987 à 1993. Une époque difficile pour cette entreprise qui était alors lourdement endettée et à un cheveu de la fermeture.

Le Droit, en 1987, était propriété du magnat de la presse, Conrad Black. Et si Gilbert Lacasse ne réussissait pas à restructurer ce journal et le rendre à nouveau rentable, on allait tout simplement « mettre la clé dans la porte ».

Les grandes entrevues

Michel Prévost, le gardien de l’histoire

CHRONIQUE — LES GRANDES ENTREVUES / Impliqué depuis plus de 40 ans dans la préservation et la mise en valeur du patrimoine historique et bâti de l’Outaouais et d’Ottawa, Michel Prévost est certes « le gardien de l’histoire » le plus connu de la région.

Connu… et reconnu. Archiviste en chef de l’Université d’Ottawa de 1990 à 2017 et président de la Société d’histoire de l’Outaouais depuis 1997, M. Prévost, 62 ans, a reçu d’innombrables reconnaissances, prix et honneurs au cours de sa carrière. Plus récemment, l’université Saint-Paul à Ottawa lui a décerné un doctorat honorifique pour l’ensemble de sa carrière, l’ACFO d’Ottawa lui a remis le Prix Bernard Grandmaître pour son apport inestimable à la préservation du patrimoine franco-ontarien, et la Ville de Gatineau a reconnu son engagement exceptionnel en patrimoine régional en lui décernant l’Ordre de Gatineau.

Denis Gratton

Michelyne Gagné, une carrière dévouée aux enfants

CHRONIQUE — LA GRANDE ENTREVUE / Par conviction et par amour des enfants, Michelyne Gagné a choisi de leur consacrer sa vie professionnelle, particulièrement aux plus vulnérables d’entre eux.

Originaire de Val d’Or, en Abitibi, Michelyne Gagné a été embauchée comme travailleuse sociale à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) de l’Outaouais dès sa sortie de l’université, à l’âge de 23 ans, et elle y a œuvré pendant 32 années, dont les onze dernières comme directrice et directrice provinciale.

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Le monde vu par Paul Chiasson [PHOTOS]

CHRONIQUE — LES GRANDES ENTREVUES / Paul Chiasson a été un témoin privilégié de l’histoire des 40 dernières années. Photographe à La Presse canadienne, l’agence de presse bilingue à laquelle il s’est joint il y a 37 ans après quatre années au quotidien Le Droit et une année comme pigiste en Europe pour le journal France Soir et l’agence Associated Press, il a capté en photos d’innombrables événements et personnalités qui ont marqué le monde et le cours de l’histoire durant les quatre dernières décennies.

« J’ai la chance d’aller dans des endroits où les gens ne vont pas, dit-il humblement. Je suis allé dans le Bureau ovale (à la Maison-Blanche), dans le bureau du Kremlin, à l’Élysée, au 10 Downing Street et plein d’autres endroits. J’ai fait des G8, des G20, des Sommets du Commonwealth et tous ces trucs-là. Je suis allé au Camp David, là où personne ne va. J’ai couvert onze Jeux olympiques. La grande majorité des gens ne vont pas à ces endroits. Moi, j’ai le privilège d’y aller pour eux. »

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Un dernier sprint pour Denis Harrisson

CHRONIQUE — LES GRANDES ENTREVUES / En février dernier, de passage au Droit pour une rencontre éditoriale, le recteur de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), Denis Harrisson, 66 ans, laissait entendre qu’il se sentait d’attaque pour solliciter un deuxième mandat de cinq ans lorsque son mandat actuel arriverait à échéance en janvier 2020.

La semaine dernière, à peine quatre mois après cette rencontre au Droit, M. Harrisson a annoncé qu’il tirera sa révérence de l’UQO au terme de son présent mandat et qu’il quittera son poste à la fin janvier.

Les grandes entrevues

La fin d’une aventure pour Marie-Claude Morin

CHRONIQUE — LES GRANDES ENTREVUES / Elle accompagne quotidiennement les gens de l’Outaouais et de la grande région d’Ottawa depuis 20 ans.

Animatrice de l’émission du matin à la radio Rouge FM depuis deux décennies, Marie-Claude Morin est un peu devenue l’amie de milliers d’auditeurs qui l’ont choisie pour débuter leur journée, pour prendre le petit-déjeuner avec elle, pour l’écouter en se rendant au boulot.

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Éric Lavoie, le pionnier du «pot»

CHRONIQUE — LES GRANDES ENTREVUES / Éric Lavoie a eu la surprise de sa vie le vendredi 11 janvier dernier. Une agréable surprise. « Je venais d’arriver à la maison, il était 20 h 30 ou 21 h lorsque j’ai reçu le courriel », se souvient-il.

Le courriel en question ? Un avis de la Commission des alcools et des jeux de l’Ontario (CAJO) qui lui annonçait que lui et son partenaire en affaires, Michael Patterson, avaient remporté la loterie du cannabis, leur donnant ainsi une licence d’exploitation pour l’un des cinq magasins de vente au détail de cannabis d’Ottawa.

Les grandes entrevues

Une vie en peinture

CHRONIQUE — LES GRANDES ENTREVUES / L’année 2019 en est une de célébrations pour l’aquarelliste de renom Jean-Yves Guindon.

Il fête d’abord ses 70 ans. Il fêtera aussi cette année ses 35 ans de carrière à temps plein comme aquarelliste. Son exposition champêtre annuelle qu’il tient chez lui, à Saint-André-Avellin, en sera cette année à sa 30e édition. Et il soulignera à sa façon le 20e anniversaire de la Maison Mathieu-Froment-Savoie, lui qui est un commanditaire majeur de cette maison de soins palliatifs depuis son ouverture en 1999. « Tout arrive en même temps », lance-t-il.

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Madeleine Meilleur, d’Ottawa-Vanier à Bagdad

CHRONIQUE — LES GRANDES ENTREVUES / Il y a trois ans, Madeleine Meilleur surprenait un peu tout le monde en annonçant son départ de la vie publique. Après 25 années en politique municipale et provinciale, dont 13 années comme ministre dans les cabinets de Dalton McGuinty et Kathleen Wynne, le temps était venu pour la Procureure générale de l’Ontario et ministre déléguée aux Affaires francophones de tirer sa révérence et de passer plus de temps auprès des siens.

Un an plus tard, à la surprise générale encore une fois, on apprenait que Mme Meilleur avait été choisie par le gouvernement Trudeau pour occuper le poste de Commissaire aux langues officielles. Une décision fortement critiquée par les partis d’opposition et par certains groupes francophones qui dénonçaient le fait que le gouvernement avait nommé une ancienne ministre libérale de l’Ontario à un poste d’agent du Parlement, dont la nature est impartiale. Devant cette controverse, Madeleine Meilleur a décidé de retirer sa candidature.