Des gens d'affaires du centre-ville d'Ottawa veulent davantage de patrouilles à pied.

Les gens d'affaires réclament davantage de policiers à pied

Un groupe représentant les gens d’affaires du secteur de la rue Rideau déplore la réduction du nombre de policiers affectés à la patrouille pédestre en 2017, et n’a pas hésité à exprimer sa déception lundi lors de la réunion de la Commission de services policiers d’Ottawa.

Il n’y a cette année que quatre policiers affectés à la patrouille à pied dans le secteur à la suite de la mise en place plus tôt cette année d’un nouveau modèle de maintien de l’ordre où les agents affectés spécifiquement à des quartiers ont été redéployés aux patrouilles pour répondre aux appels d’urgence.

La Zone d’amélioration commerciale (ZAC) Rideau-Centre-Ville a réclamé lundi que le budget 2018 du Service de police d’Ottawa dédie de l’argent à une présence policière plus forte, du milieu de l’après-midi au milieu de la soirée, notamment aux arrêts d’autobus, aux sites d’injections supervisées, aux boutiques de marijuana et à d’autres points chauds.

« Tous nos membres ont exprimé des préoccupations en lien avec le nouveau modèle. Les hôtels nous disent que leurs clients laissent des commentaires négatifs sur des sites web, les citoyens sont de plus en plus inquiets de marcher à l’extérieur, les agressions sont en hausse, les vols sont en hausse et les entrées par effraction sont en hausse. Les gens d’affaires seraient bien plus confortables pour eux, leurs employés et la clientèle s’il y avait une plus grande présence policière ainsi qu’une application proactive des lois et règlements », a expliqué Peggy DuCharme, directrice générale de la ZAC Rideau-Centre-Ville.

La surintendante Joan McKenna du Service de police d’Ottawa (SPO) a précisé que les policiers connaissent les préoccupations des commerçants. Elle a signalé qu’il y a une présence policière à vélo l’été, que les patrouilleurs à bord de véhicules font de l’intervention dans le secteur et qu’ils sont au courant de ce qui s’y passe. Elle a aussi mentionné qu’il y a eu plus que quatre policiers à pied cet été dans le secteur.

« Nous ne pouvons avoir un policier à chaque coin de rue. Avec les restrictions budgétaires, c’est irréaliste », a toutefois indiqué la surintendante McKenna.

Selon Mme DuCharme, des individus poussent l’audace jusqu’à voler les téléphones cellulaires de commerçants derrière le comptoir et à se remplir les bras d’articles dans les magasins avant de s’enfuir.

« Il y a dans la communauté un sentiment d’anarchie, que tout est permis et que rien ne sera fait », a indiqué Mme DuCharme lors d’un point de presse.

La Commission de services policiers d’Ottawa a approuvé lundi le budget 2018 du SPO. Le document doit recevoir le sceau du conseil municipal en décembre.