La photographe Lexine Ménard a décidé d’offrir des séances de photographie professionnelles aux finissants d’écoles secondaires de Casselman, d’Embrun, de Russell et de Limoges.
La photographe Lexine Ménard a décidé d’offrir des séances de photographie professionnelles aux finissants d’écoles secondaires de Casselman, d’Embrun, de Russell et de Limoges.

Les finissants de l’Est ontarien pourront immortaliser leurs habits de bal

Ani-Rose Deschatelets
Ani-Rose Deschatelets
Le Droit
La photographe Lexine Ménard refuse catégoriquement que les robes et les habits des finissants de 12e année de l’Est ontarien croupissent dans le placard, alors que la pandémie de la COVID-19 a forcé l’annulation du rite de passage important qu’est le bal de finissants dans plusieurs écoles.

«Moi quand j’ai gradué, porter ma robe était ce que j’attendais le plus. Je rêvais à ça. Je ne peux pas m’imaginer être dans leurs souliers et ne pas avoir ce moment spécial», indique la photographe professionnelle d’Embrun. 

Au cours des prochaines semaines, Lexine Ménard a décidé d’offrir des séances de photographie professionnelles aux finissants d’écoles secondaires de Casselman, d’Embrun, de Russell et de Limoges. Elle dit souhaiter immortaliser les finissants dans leurs vêtements de bal, afin que ces derniers puissent quand même garder de bons souvenirs de leur graduation, malgré les bouleversements liés à la crise sanitaire. «Je veux leur donner accès à une journée spéciale juste pour eux et qu’ils ne se sentent pas oublier à cause de la COVID-19.»

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Après avoir tâté le pouls sur Instagram et constaté l’intérêt des gens pour son initiative, elle a entre autres contacté l’école secondaire d’Embrun afin d’atteindre le plus de finissants possible. «J’ai reçu pas moins de 60 courriels d’élèves de la région qui étaient intéressés», souligne Mme Ménard, victime de son succès. «Ça a fait boule de neige [...]  Je ne suis pas le genre de personne qui dit non [si la demande est trop élevée]. Je veux en faire le plus possible. Je suis en train d’essayer de trouver d’autres photographes qui pourraient se joindre à moi pour qu’on fasse encore plus de finissants».  

La photographe Lexine Ménard

Comme plusieurs autres professionnels et entreprises, les photographes ont aussi été durement touchés par la COVID-19, rappelle Mme Ménard. Néanmoins, 5$ symboliques sont suffisants pour acquitter les frais relatifs à la séance offerte par la photographe. «Moi je me dis, si ça ne me coûte que mon temps, je ne perds rien. Je n’ai pas de matériel à me procurer. Je suis une personne très proche de ma communauté. Je suis photographe à temps plein à cause du support de ma communauté. Si je peux redonner aux gens qui m’ont aidé le plus, c’est tant mieux!»

Les séances photo pour chaque municipalité se dérouleront au cours des prochaines semaines de juin, «pour garder le momentum de la graduation», ajoute Lexine Ménard.