Les femmes de l'année

Les femmes de l’année

Femme de tête, politicienne, humoriste ; elles se sont frayé un chemin jusqu’au public avec des histoires parfois drôles, parfois touchantes, mais surtout, inspirantes.

Une humoriste

L’humoriste Katherine Levac a eu une année chargée sur les planches, avec la tournée intensive de Velours, son tout premier spectacle solo, pour lequel les supplémentaires se sont multipliées. L’année ne s’est toutefois pas soldée avec les honneurs dont elle rêvait sans doute, lors du gala Les Olivier de décembre dernier. Nommée à trois reprises (Spectacle d’humour, Meilleur vendeur et Auteur de l’année), la Découverte de 2015 a dû se contenter du trophée Comédie télé de l’année, remporté par l’ensemble des artisans de Like-moi !. L’humoriste originaire de St-Bernardin n’a toutefois pas fini de faire parler d’elle : à l’été 2018, elle a collaboré avec Netflix. Le géant du web prépare pour 2019 une série consacrée au stand-up à travers le monde. Chacun des 47 participants aura son épisode spécial. L’ex-Page Beaulieu y partagera l’affiche avec Louis-José Houde et François Bellefeuille. 

Yves Bergeras, Le Droit

L'humoriste Katherine Levac.

Une résiliente

S’il y a un nom qui nous vient spontanément à l’esprit dans la région lorsqu’on pense à la résilience, c’est bien celui de Sabryna Mongeon. Il y a un an, le soir de la veille de Noël, la jeune femme de 19 ans a été électrocutée après avoir percuté un poteau d’Hydro-Québec avec sa voiture. Grièvement blessée, elle a passé de longues heures dans le froid, avant qu’un bon samaritain ne lui porte secours. Les médecins n’ont eu d’autre choix que de procéder à l’amputation de ses quatre membres. Réapprenant à vivre, celle que les médecins ont surnommée « le miracle de Noël » se dit pleine d’espoir. Sabryna affirmait à la fin de l’été dernier qu’elle compte retourner aux études, trouver un emploi et devenir conférencière. Elle rêve aussi au jour où elle pourra fonder une famille avec son amoureux qu’elle a rencontré lors de sa convalescence. 

Daniel Leblanc, Le Droit

Sabryna Mongeon, un an après son accident.

Une indépendante

Rares étaient ceux qui s’attendaient à ce que cette jeune femme de 29 ans devienne un personnage aussi considérable dans la francophonie ontarienne. Amanda Simard en avait fait douter quelques-uns en annonçant qu’elle ne participerait pas aux débats électoraux pour se concentrer sur le porte-à-porte. Les sceptiques ont vite été confondus, puisque cette tactique lui a permis d’accéder au poste de députée progressiste-conservatrice dans la circonscription provinciale de Glengarry-Prescott-Russell. En quittant les rangs du caucus après l’annonce du gouvernement Ford de couper dans les services en français, Mme Simard s’est attiré la sympathie de bien des francophones de partout au pays. 

Émilie Pelletier, Le Droit

Amanda Simard, la députée de  Glengarry-Prescott-Russell.

Une philanthrope 

Monique Bourassa a certainement su transformer une expérience terrifiante en positif au cours des dernières années. Survivante d’un cancer du sein diagnostiqué il y a 20 ans, 2018 a été une année importante pour cette grande Gatinoise. D’abord, Les Rêves de Monique ont célébré leur 10e anniversaire. Ce spectacle organisé par Mme Bourassa une première fois en 2008 et a, depuis, permis de recueillir plus de 800 000 $ pour le Centre de cancérologie de l’Outaouais. En novembre dernier, Monique Bourassa était une invitée d’honneur à Rideau Hall où la gouverneure générale, Julie Payette, lui a remis la médaille du service méritoire, division civile pour souligner ses réalisations et sa contribution exceptionnelle à sa communauté, notamment pour ce qu’elle a accompli avec « Les Rêves de Monique ». Avant de créer ce spectacle qui met en vedette des femmes malades, elle a fondé le Centre de lymphœdème de l’Outaouais Inc., qui offre des services divers aux femmes atteintes d’un cancer. 

Julien Paquette, Le Droit

Monique Bourassa au Rideau Hall alors qu'elle recevait une médaille de la gouverneure générale, Julie Payette.

Une politicienne

Une femme franco-ontarienne a très certainement marqué l’histoire de la province cette année. Il s’agit de la nouvelle mairesse de Cornwall, Bernadette Clement. Elle est la première femme noire francophone en Ontario à avoir été élue au titre de mairesse. Elle a battu ses adversaires avec près de 54 % des suffrages. Avec 12 ans d’expérience au conseil municipal dans le baluchon, Mme Clement s’est dite prête à affronter ce nouveau défi avec « une belle maturité et une belle confiance ». L’un des grands rêves de Mme Clement ? Un centre des arts à Cornwall. Au cours des prochaines années, celle-ci souhaite développer ce projet, qui s’annonce notoire. 

Émilie Pelletier, Le Droit

Bernadette Clement, la mairesse de Cornwall.