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Dès le 4 février, les voyageurs internationaux seront dirigés uniquement vers les aéroports de Montréal, Toronto, Calgary et Vancouver.
Dès le 4 février, les voyageurs internationaux seront dirigés uniquement vers les aéroports de Montréal, Toronto, Calgary et Vancouver.

Les douaniers attendent toujours le plan d’Ottawa

Louis-Denis Ebacher
Louis-Denis Ebacher
Le Droit
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Plusieurs douaniers d’aéroports internationaux comme ceux d’Ottawa et de Québec ignorent ce qu’il adviendra d’eux jeudi, quand seuls quatre aéroports du pays pourront accueillir les voyageurs provenant du Sud.

Dès le 4 février, les voyageurs internationaux seront dirigés que vers les aéroports de Montréal, Toronto, Calgary et Vancouver. Cette décision du gouvernement fédéral s’ajoute aux autres restrictions annoncées vendredi.

«On est en attente de précisions (de l’Agence des services frontaliers du Canada) pour savoir ce que tout cela veut dire pour nos membres», dit le président du Syndicat des douanes et de l’Immigration, Jean-Pierre Fortin.

Les douaniers veulent savoir si – et comment – ils harmoniseront leur travail avec celui des responsables de la santé publique pour accueillir et faire passer les tests de COVID-19 aux arrivants. «Est-ce qu’on prévoit des postes de test à la COVID-19 à proximité des douanes ? Est-ce que nos agents devront être présents lors des tests pour permettre ou refuser l’entrée des voyageurs qui arrivent au pays ? On espère en savoir plus avant jeudi.»

L’absence de voyageurs à l’Aéroport international d’Ottawa ne signifie pas une réduction des activités pour de nombreux agents de la région de la capitale fédérale.

Selon Jean-Pierre Fortin, «il n’est pas impossible» que certains agents frontaliers des autres aéroports du pays soient appelés en renfort dans les quatre grands aéroports canadiens à partir de jeudi. Cette possibilité n’est pas à écarter en raison de la possible concentration des arrivées de voyageurs canadiens au pays, cette semaine. «Cela fait encore partie des réponses qu’on attend de la part du gouvernement», mentionne-t-il.

L’absence de voyageurs à l’Aéroport international d’Ottawa ne signifie pas une réduction des activités pour de nombreux agents de la région de la capitale fédérale, précise M. Fortin. «Il y aura encore du cargo et du transport de marchandises pour occuper nos agents à l’aéroport. Cela n’a pas diminué et ça ne devrait pas diminuer.»

D’autres agents de services frontaliers d’aéroports internationaux comme ceux d’Ottawa et de Québec sont affectés à des tâches administratives depuis le début de la pandémie.

On sait cependant que les douaniers canadiens n’auront pas à surveiller les voyageurs en quarantaine au pays. Cette tâche reviendra à des employés d’agences privées. Ils seront responsables de faire respecter les mesures de quarantaine imposées aux voyageurs dans les établissements choisis par le fédéral, dans 35 villes du pays.

Les nouvelles restrictions annoncées vendredi dernier s’appliqueront dès le 4 février à tous les vols commerciaux réguliers de passagers en provenance des États-Unis, du Mexique, de l’Amérique centrale, des Caraïbes et de l’Amérique du Sud.

Les vols privés, les vols nolisés et les vols du secteur de l’aviation d’affaires en provenance de n’importe quel pays devront également atterrir aux quatre aéroports. Les vols en provenance de Saint-Pierre-et-Miquelon et les vols de fret seront exemptés des restrictions.