Erik Karlsson, ancien capitaine des Sénateurs d'Ottawa

Les départs de 2018

D’un athlète professionnel à un hebdomadaire, en passant par des politiciens et des services automatisés, la région a dû composer avec de nombreux départs dont les conséquences demeurent encore insoupçonnées.

Capitaine Karlsson

Une saga s’étant étirée sur plus d’un an a connu son dénouement le 13 décembre dernier, lorsque le défenseur étoile Erik Karlsson a été échangé aux Sharks de San Jose. L’incertitude s’est installée autour de l’avenir du capitaine des Sénateurs d’Ottawa en décembre 2017 lorsqu’il a déclaré, durant une entrevue à Sportsnet, qu’il devait être payé « à la valeur du marché » pour son prochain contrat. Sa présente entente vient à échéance le 1er juillet 2019. Dès lors, plusieurs observateurs ont soulevé des doutes sur la capacité et la volonté de la direction des Sénateurs d’Ottawa d’offrir un contrat qui pourrait satisfaire Erik Karlsson. La transaction a été annoncée au début du camp d’entraînement pour la saison 2018-2019, quelques mois après l’échange de Mike Hoffman, dont la conjointe est accusée de harcèlement et de cyberintimidation par l’épouse d’Erik Karlsson. En somme, une année 2018 plutôt mouvementée pour l’ex-capitaine des Sénateurs. Julien Paquette

Les guichets automatiques

La Caisse Desjardins de la Petite-Nation a procédé au démantèlement du guichet automatique de Ripon le 11 janvier 2018. Le geste s’inscrivait dans le cadre du processus de modernisation du parc de guichets du Mouvement Desjardins devant permettre à l’institution de faire face à l’évolution technologique et à la hausse des transactions bancaires par Internet. L’abolition du service à Ripon a suscité un tollé chez les sociétaires de la coopérative. Mais la Caisse Desjardins de la Petite-Nation n’a pas plié l’échine, soutenant que le maintien d’un guichet automatique ayant enregistré une baisse de son nombre de transactions de 38 % depuis 2011 n’était pas justifié. Ailleurs en Outaouais, Plaisance (Caisse Desjardins de la Petite-Nation) et Notre-Dame-de-la-Salette (Caisse Desjardins du Cœur-des-vallées) ont aussi perdu leur point de services Desjardins durant l’été. Desjardins et la Fédération québécoise des municipalités ont finalement annoncé au printemps le lancement d’un projet pilote de guichet indépendant d’une année pour cinq municipalités au Québec affectées par les décisions de Desjardins. Dans la région, Ripon et Plaisance ont accepté de participer au projet pilote, alors que Notre-Dame-de-la-Salette a déclaré forfait. Les nouveaux guichets, en service depuis la période estivale, permettent aux usagers de retirer de l’argent seulement, moyennant des frais de 0,50 $ par transaction, en plus des frais de 1,50 $ appliqués par les institutions financières. Benoit Sabourin

La Revue de Gatineau

Une page d’histoire se tourne dans la région au début du mois de septembre lorsque l’hebdomadaire gatinois La Revue, qui portait depuis peu le nom de Gatineau Express, ferme ses portes après presque 60 ans d’existence. Le journal, qui dans ses belles années était distribué à 95 000 portes, aura survécu moins d’un an entre les mains de Lexis Media, une entreprise de la rive sud de Montréal qui l’avait acquis de TC Media en 2017. Ému, le journaliste de longue date et ex-directeur de l’information de La Revue, Sylvain Dupras, a parlé d’un « jour très triste » et de la « perte d’une voix démocratique ». Le maire Maxime Pedneaud-Jobin a quant à lui qualifié la nouvelle de « coup dur pour Gatineau », ajoutant que la perte d’un média s’accompagnait du risque de voir la participation au vote s’effriter encore plus. Fondé par Gérard Bonicalzi, l’hebdomadaire est paru pour la première fois le 3 septembre 1959. Daniel LeBlanc

Les libéraux provinciaux

Le portrait politique a considérablement changé des deux côtés de la rivière des Outaouais en 2018, une année électorale à la fois pour l’Ontario et le Québec. Du côté ontarien, les troupes libérales de Kathleen Wynne ont été battues à plate couture lors du scrutin du 7 juin, passant de 59 à 7 sièges. Malgré la débandade, trois députés de la région ont réussi à conserver leur poste, soit Nathalie Des Rosiers (Ottawa-Vanier), John Fraser (Ottawa-Sud) et Marie-France Lalonde (Orléans). Rappelons que les Ontariens ont élu un gouvernement progressiste-conservateur majoritaire avec 76 sièges. Au Québec, la Coalition avenir Québec (CAQ) dirigée par François Legault a pris le pouvoir le 1er octobre, remportant 75 sièges à travers la province. Reconnue pour être couverte de rouge depuis des décennies, la carte de l’Outaouais a elle aussi été frappée par la vague bleu pâle. La CAQ a fait une percée en y faisant élire trois députés, soit Mathieu Lévesque (Chapleau), Robert Bussière (Gatineau) et Mathieu Lacombe (Papineau), qui est devenu ministre de la Famille et responsable de l’Outaouais. Daniel LeBlanc