Le député et candidat libéral dans Hull-Aylmer, Marcel Proulx, a indiqué pour sa part que même si la plupart des PME sont situées du côté ontarien, un grand nombre d'entre elles emploient ou sont dirigées par des gens qui habitent l'Outaouais.
Le député et candidat libéral dans Hull-Aylmer, Marcel Proulx, a indiqué pour sa part que même si la plupart des PME sont situées du côté ontarien, un grand nombre d'entre elles emploient ou sont dirigées par des gens qui habitent l'Outaouais.

Les candidats rejettent massivement le projet

Paul Gaboury
Paul Gaboury
Le Droit
Le projet de groupage de contrats totalisant 60 milliards $ sur vingt ans en technologie de l'information par le gouvernement Harper est vivement décrié par la grande majorité des candidats, de la région de la capitale nationale, incluant des candidats et députés conservateurs.
Ce projet, présenté au printemps par le ministère des Travaux publics et services gouvernementaux, vise à regrouper tous les contrats en technologie de l'information du gouvernement fédéral.
Depuis déjà plusieurs mois, un groupe représentant ces PME de la région soutient que ce groupage de contrats mettrait en péril l'avenir de 250 entreprises, et de leurs 5000 employés, à Ottawa et Gatineau.
Environ 70% des contrats en TI sont actuellement accordés aux entreprises d'ici. Toutefois, ces entreprises ne seraient pas en mesure de remplir les conditions imposées par Travaux publics pour décrocher les contrats. Au mieux, elles devront être des sous-contractantes d'entreprises multinationales comme CGI, IBM et HP qui seraient désormais les seuls en mesure de respecter les conditions imposées.
Du côté québécois, le libéral Marcel Proulx et le bloquiste Richard Nadeau, ont accepté de participer à une conférence de presse au cours de laquelle les représentants de ces entreprises ont dénoncé le projet. Le candidat conservateur dans Hull-Aylmer, Paul Fréchette, s'est plutôt présenté à une autre conférence de presse, mais organisée du côté ontarien.
«Nous n'avons pas parlé à un seul candidat appuyant la politique régressive et coûteuse de Travaux publics. Ceci est un message très clair pour Travaux publics. Les candidats de la région de la Capitale nationale appuient les PME dans le domaine de la TI et ne laisseront pas le gouvernement éliminer ces entreprises du processus compétitif d'approvisionnement gouvernemental», a fait valoir le président de Cabinet, Mike O'Neil.
Ce dernier a dénoncé la décision du gouvernement de reporter les consultations dans ce dossier après les élections. «Un dossier aussi important aurait dû faire l'objet de consultations pendant la campagne électorale en raison de son importance», a ajouté M. O'Neil.
Du côté québécois, outre MM. Proulx, Nadeau et Fréchette, les candidats Raphaël Déry (BQ), et Pierre Ducasse (NPD) appuient le groupe Cabinet dans ses démarches. Du côté ontarien, on compte six députés, dont les conservateurs Pierre Lemieux, et une douzaine de candidats dont le conservateur Patrick Glémaud dans Ottawa-Vanier.
Selon Cabinet, le projet permettrait d'octroyer à seulement quelques multinationales des services de plus de 60 milliards $ sur vingt ans, l'équivalent du budget total annuel du Québec.
«Je donne un appui inconditionnel à Cabinet. Il est important qu'il y ait une saine concurrence entre les entreprises mais le gouvernement tente de façon honteuse d'éradiquer 250 PME de l'Outaouais et d'Ottawa pour qu'il n'y ait que trois multinationales qui puissent avoir les contrats en TI», a souligné le député et candidat bloquiste dans Gatineau, Richard Nadeau. Les PME en en aide temporaire avaient réussi à stopper les conservateurs qui voulaient grouper les contrats de ce secteur en 2006 en alertant l'opinion publique, a rappelé M. Nadeau.
Le député et candidat libéral dans Hull-Aylmer, Marcel Proulx, a indiqué pour sa part que même si la plupart des PME sont situées du côté ontarien, un grand nombre d'entre elles emploient ou sont dirigées par des gens qui habitent l'Outaouais.
M. Nadeau a aussi rappelé que la rive ontarienne obtient plus de 97% des contrats du gouvernement fédéral en biens et services et croit que le gouvernement devrait plutôt en profiter pour que les PME de l'Outaouais en obtiennent une plus grande part.