Les demandes d’adoptions ont explosé depuis le début du confinement de la population à la SPCA de l'Outaouais.
Les demandes d’adoptions ont explosé depuis le début du confinement de la population à la SPCA de l'Outaouais.

Les cages sont vides à la SPCA de l’Outaouais

Louis-Denis Ebacher
Louis-Denis Ebacher
Le Droit
Les cages de la SPCA de l’Outaouais sont vides, en grande partie à cause de la COVID-19.

Les demandes d’adoptions ont explosé depuis le début du confinement de la population, confirme le directeur adjoint de la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de l’Outaouais, Maxime Daigle.

Plusieurs veulent combler un vide et avoir de la compagnie, d’autant plus qu’ils ont beaucoup plus de temps libres en cette période particulière.


« Que les animaux soient beaux, laids, gentils ou moins sympathiques, ils trouvent preneur. »
Maxime Daigle

Le taux d’occupation des cages de chiens et de chats est d’à peine 10% à la SPCA de l’Outaouais. Les chiens et les chats n’ont jamais été aussi populaires.

«Il y a énormément de demandes, dit M. Daigle. Que les animaux soient beaux, laids, gentils ou moins sympathiques, ils trouvent preneur.»

La SPCA doit veiller au grain afin d’éviter des adoptions trop spontanées. «L’adoption est un contrat à long terme, dit-il. On hésite beaucoup lorsqu’on reçoit une personne qui veut ‘un chaton ou un chiot’. Dans ce cas, on se demande si l’engagement est bien réel, car l’adoption d’un chien ou d’un chat n’implique pas les mêmes responsabilités.»

M. Daigle donne l’exemple d’un visiteur qui avait «vraiment besoin d’avoir un chat», n’importe lequel. Selon le directeur adjoint, la personne qui adopte doit avoir un lien avec l’animal à adopter. «Ce n’est pas tout que de vouloir un animal. Le courant doit passer entre les deux. On ne juge personne, mais on veut éviter que des adoptions qui se font sur un coup de tête et qui ne durent pas.»

C’est pourquoi la SPCA fait des consultations d’environ une heure avec les visiteurs afin de bien évaluer leurs besoins, et leur capacité de continuer à s’occuper de l’animal lorsqu’ils retourneront au travail une fois le confinement terminé.

«Notre taux de retour est assez faible, et nous en sommes très fiers», dit M. Daigle.

Le printemps sonne l’arrivée de nouvelles portées de chatons. La SPCA prévoit l’arrivée de quelques petites boules de poils dans les prochaines semaines, mais ne peut garantir leur disponibilité à court terme.