Les bêtes et bestioles de l’année 2019

Le Droit
Qu’ils soient à quatre pattes ou en cavale, les animaux et autres bestioles réussissent souvent à se tailler une petite, et parfois grande, place dans notre actualité. Retour animalier sur l’année qui se termine.

Le mystère des poissons morts 

La mort de milliers de poissons, sur les berges des rivières du Lièvre et des Outaouais, dans l’est de Gatineau, a meublé les manchettes lors de l’été 2019, provoquant une vague d’inquiétude parmi la population. Le premier signalement concernant « plusieurs centaines de poissons morts » retrouvés à l’embouchure de la rivière du Lièvre, dans le secteur Masson-Angers, a été fait le 9 juillet. En fin de compte, quatre épisodes du même genre vont survenir dans un intervalle d’environ un mois. Déversement chimique, maladie infectieuse, chaleur de l’eau ? Le mystère total plane durant des semaines. La transparence et la rapidité d’exécution des autorités dans le dossier sont remises en cause à plus d’une reprise. Le ministère de l’Environnement du Québec dévoile enfin, le 15 août, les résultats de son enquête. Les responsables de la situation sont pointés du doigt comme étant Énergie de la Lièvre S.E.C. et Services Énergie Brookfield inc., qui exploitent la centrale hydroélectrique Masson. Une sursaturation en gaz dissous de l’air a entraîné une « embolie gazeuse » mortelle chez les poissons. Le ministère, qui n’écarte pas le dépôt éventuel d’une poursuite pénale, impose alors aux exploitants de la centrale certaines conditions afin d’éviter que ce type d’incident se reproduise.

Benoit Sabourin, Le Droit

La balade de Fifi

Échappée belle ! Un petit cochon vietnamien est parti en cavale pendant quelques jours, cet été, dans les environs de la promenade du Lac-des-Fées, dans le secteur Hull. Le cochon domestique a été retrouvé grâce à la bienveillance d’une voisine du propriétaire. Le petit omnivore, plutôt opportuniste, a survécu. Il s’agissait en fait de Fifi, une truie sans malice.

Louis-Denis Ébacher, Le Droit

Un cocorico agaçant à Montebello

La municipalité de Montebello a été le théâtre d’un fait divers pour le moins inusité au printemps. Lasse d’entendre le coq de la voisine chanter à tue-tête à toute heure du jour et de la nuit depuis le début de l’hiver et incapable d’obtenir l’aide de la municipalité pour régler la situation, une résidente du petit village bucolique de la Petite-Nation a déposé une plainte formelle à la Sûreté du Québec, à la fin mai, pour dénoncer la nuisance sonore occasionnée par l’oiseau en question. En réaction, le maire de Montebello, Martin Deschênes, soutient que son administration n’a pas l’intention d’implanter une législation municipale pour interdire les coqs en zone urbaine. Le seul règlement valable pour ce cas particulier est le règlement 06-005 sur les animaux, dont l’application est assurée par la SQ, dit-il. Quelques jours après la parution de l’article du Droit, la propriétaire du coq s’est débarrassée de celui-ci et la voisine a retiré sa plainte auprès du corps policier.

Benoit Sabourin, Le Droit

Histoires de punaises

De minuscules bestioles ont provoqué bien des démangeaisons et des maux de tête, dans la région de la capitale fédérale, cet automne. Plusieurs édifices gouvernementaux ont été les hôtes de punaises de lits, ces derniers mois. Les syndicats et les employés ont dénoncé la situation, alors que l’employeur a multiplié les appels aux exterminateurs pour éviter la propagation à grande échelle. Des édifices d’Ottawa et de Gatineau ont été désinfectés pendant plusieurs semaines, même s’il s’agissait parfois d’un seul spécimen observé sur un seul étage. Pas de risque à prendre...

Louis-Denis Ébacher, Le Droit