Les Algonquins dénoncent l'intervention de la SQ

Charles Thériault
Charles Thériault
Le Droit
Les manifestants de la communauté algonquine du Lac Barrière affirment qu'une personne a été blessée et que des enfants ont été atteints par les gaz lacrymogènes lancés par la Sûreté du Québec pour les disperser, sur la route 117, lundi.
Selon le porte-parole du groupe, Michel Thusky, un homme a été hospitalisé mardi matin après avoir reçu une canette de gaz sur la poitrine lors de l'intervention de la police, lundi après-midi.
Une jeune fille handicapée aurait aussi été grandement incommodée et d'autres enfants aurait respiré les gaz.
«Nous déplorons les mesures extrêmes déployées par la police qui ne nous a pas averti avant de lancer la canette de gaz. Nous n'allons pas laisser tomber notre cause et nous allons décider quelles seront les autres mesures à prendre pour faire valoir nos droits. Le gouvernement conservateur est arrogant et il fait preuve de mauvaise foi dans cette affaire», a déclaré M. Thusky qui nie que des manifestants aient lancé des morceaux de béton aux policiers.
Les Algonquins ne permettront pas la reprise de l'exploitation forestière sur leur territoire tant que le litige ne sera pas réglé.
La relationniste de la Sûreté du Québec, Mélanie Larouche, maintient sa version des faits à propos des projectiles lancés.
Elle a répliqué en affirmant que la police a dispersé les manifestants et fait rouvrir la route sans échange de coups.
«Nous avons suivi un continuum de force à partir de 7 h le matin. Nous avons tout de suite averti les gens que c'était une infraction de bloquer la route, mais nous voulions éviter toute confrontation physique. Lorsque l'escouade anti-émeute s'est avancée, seuls les enfants ont reculé mais les hommes et les femmes sont restés. Une seule canette de gaz a été lancée. Ça a fonctionné car les gens se sont immédiatement retirés sans échange de coups.
«À ce moment là, il n'y avait aucun blessé et nous avions une ambulance sur place pour parer à toute éventualité. Il fallait bien finir par ouvrir la route car beaucoup de gens étaient affectés par cette fermeture qui a duré une dizaine d'heures», a fait valoir Mme Larouche