L'école passe à l'ère du iPad (vidéo)

Leurs sacs à dos contiennent un dictionnaire, des manuels, des cahiers d'exercices, une calculatrice et bien plus encore. Ils n'ont cependant aucune surcharge de poids sur leurs épaules, puisque tous ces effets scolaires traditionnels se retrouvent dans leur iPad.
Au Collège Nouvelles Frontières de Gatineau, les élèves de trois groupes utilisent une tablette en classe, autant pour le français, les mathématiques, l'histoire ou les arts plastiques.
Cette école secondaire privée a pris ce virage technologique en débutant par un projet pilote, en septembre dernier. Dès la prochaine rentrée, près de 40% des élèves y traîneront un iPad en classe.
«On a pu observer des conclusions qui étaient satisfaisantes, comme la motivation des élèves et leur organisation, indique Roxane Saumier, directrice des services pédagogiques par intérim. C'est très porteur comme dossier chez nous.»
Sarah-Jessica Bergeron n'avait jamais touché à un iPad avant d'en obtenir un pour l'école. « C'est bien plus facile pour l'organisation et c'est bien plus le fun d'apprendre quand tu peux vraiment toucher les affaires, lance la jeune fille. [...] Tous les papiers que les gens mettaient dans leurs agendas et qu'ils pouvaient perdre, dans l'iPad, tu sais que tout va rester là.»
Éric Morneau avait pour sa part déjà manipulé une tablette Apple, mais jamais pour des travaux scolaires. «C'est un peu d'adaptation parce que tu n'es pas habitué au début», se rappelle-t-il. S'il aime bien apprendre avec cet outil, il l'apprécie aussi en dehors des heures de classe, puisque l'iPad lui permet aussi de s'amuser.
Stimuler la créativité
Au-delà du divertissement, les utilisations en classe sont multiples, et forcent les enseignants à renouveler leur pédagogie, note Marie-Noëlle Lepage, qui enseigne l'histoire tout en étant conseillère pédagogique pour l'intégration des iPad. Elle a bien hâte que tous les groupes aient des tablettes, reconnaissant que «ça devient difficile de motiver autant les autres élèves quand on a des idées de projets stimulants à faire avec cet outil-là».
Dans ses cours d'histoire, elle a notamment utilisé la tablette pour que les élèves créent une page Facebook au nom d'un personnage médiéval, où ils devaient intégrer une vidéo devant être présentée devant la classe.