Viorel et Oana Rusu participent à la pêche au poulamon depuis quelques années.

Le village de pêche est prêt

Sainte-Anne-de-la-Pérade — Avec un couvert de glace sécuritaire, des cabanes installées par centaines et du poisson en quantité, la saison de pêche au poulamon à Sainte-Anne-de-la-Pérade a débuté comme prévu jeudi et la clientèle était assez nombreuse pour une première journée.

La saison 2019-2020 a bien commencé pour les pourvoyeurs. Ceux-ci ont bénéficié d’un temps relativement froid pour installer le village de pêche. La rivière Sainte-Anne est gelée depuis le 16 novembre. Le couvert de glace n’a cessé de prendre de l’épaisseur depuis ce temps.

«On a 400 cabanes sur 450 qui sont installées, on a un couvert de glace de 20 pouces. La rivière a gelé le 16 novembre et la glace n’est jamais partie. C’est exceptionnel», relate Steve Massicotte, porte-parole de l’Association des pourvoyeurs de la rivière Sainte-Anne.

Ce portrait de la situation fait contraste avec la saison 2018-2019. La saison avait débuté le 26 décembre, mais avec environ 200 chalets. Le village avait dû être réinstallé en quelques jours en raison de fortes pluies survenues moins d’une semaine avant l’ouverture de la pêche.

Le village de pêche sera complet d’ici quelques jours, mais l’Association des pourvoyeurs de la rivière Sainte-Anne doit conjuguer avec le fait que la grande région montréalaise, d’où provient la majorité de sa clientèle, est dépourvue de neige. Les gens peuvent être peu enclins à penser à venir pêcher à Sainte-Anne-de-la-Pérade. Mais le lancement hâtif de la campagne promotionnelle incite les gens à réserver, selon M. Massicotte.

«On a lancé la publicité le 10 décembre, alors qu’avant, ça se faisait le 26 décembre. Ça a été une bonne décision. Les gens appellent, les réservations sont entrées tôt cette année. Et maintenant, on annonce que la glace est sécuritaire. Même si à Montréal, vous êtes sur le gazon, à Sainte-Anne, on a 20 pouces de glace et on est en hiver.»

D’après le porte-parole, le taux d’occupation en ce début de saison est d’environ 60 %. La clientèle sera plus nombreuse à compter de samedi et durant les jours qui vont suivre jusqu’au retour en classes lors de la première semaine complète du mois de janvier.

Steve Massicotte est le porte-parole de l’Association des pourvoyeurs de la rivière Sainte-Anne.

Le temps plus doux annoncé pour les prochaines heures ne semble pas être une source d’inquiétude au sein du village.

La clientèle d’origine asiatique, qui représente une bonne part du marché de la saison de pêche, est peu friande des températures froides, raconte Steve Massicotte.

«La température actuelle est idéale pour eux, donc c’est un avantage pour nous.»

Des clients fidèles

Chaque année, la pêche au poulamon attire son lot de nouveaux visiteurs et ramène des amateurs fidèles à cette activité. C’est le cas d’Oana et de Viorel Rusu, un couple de la région de Québec qui vient faire son tour à Sainte-Anne-de-la-Pérade depuis les dernières années.

«On est des amateurs de pêche, confie M. Rusu. On vient ici une fois par année pour passer du bon temps en famille, avec des amis, être dehors.»

Cette famille était accompagnée de quatre autres familles dans un chalet où la bonne humeur régnait, jeudi après-midi. La possibilité de pêcher du poulamon en hiver demeure une activité qui maintient l’intérêt des Rusu, d’origine roumaine.

«La pêche sur glace n’existe pas en Roumanie», dit M. Rusu.

«On explique ça à notre famille, ajoute Mme Rusu. Ils trouvent ça drôle!»

La famille Rusu était satisfaite de sa journée après avoir pêché une trentaine de poulamons.