Le vérificateur général de la Ville d’Ottawa, Ken Hughes, modifiera son plan de travail pour l’année 2019 en y ajoutant une enquête sur le processus d’approvisionnement de la phase 2 du train léger.

Le vérificateur général de la Ville d'Ottawa enquêtera sur la phase 2 du train léger

Le bureau du vérificateur général enquêtera sur le processus d’approvisionnement de la phase 2 du train léger, comme l’ont demandé des conseillers à la dernière séance du conseil municipal.

Le vérificateur général, Ken Hughes, a pris la décision de modifier son plan de travail pour l’année 2019. Ce dernier rappelle que son rôle est d’aider les élus à « être responsables de la qualité de la gestion des deniers publics ».

« C’est pour cette raison, après avoir reçu des courriels, des coups de fil du public et de conseillers que j’ai fait de la recherche et consulté la plupart des membres du conseil. Par conséquent, nous voudrions modifier notre plan de travail et y ajouter la phase 2 du train léger », a déclaré M. Hughes devant les membres du Comité de vérification lundi matin.

Le conseiller Shawn Menard, qui avait déposé un avis de motion à la réunion du conseil le 6 mars dernier, a accueilli favorablement la décision d’enquêter sur la phase 2 du train léger.

« Heureux d’apprendre que le vérificateur général de la Ville a ajouté une vérification du processus d’approvisionnement de la phase 2 du train léger ce matin au Comité », a-t-il écrit sur Twitter, quelques minutes après l’annonce.

Le maire Jim Watson avait déclaré qu’il ne s’opposerait pas à ce que le VG de la municipalité mène une enquête sur ce sujet. 

La controverse entoure le contrat de 1,6 milliard $ octroyé à SNC-Lavalin pour prolonger la Ligne Trillium. Des informations révélées par CBC indiquent que l’entreprise montréalaise n’a pas obtenu la note technique minimale requise pour décrocher le contrat, soit 70 % et que les deux autres soumissionnaires ont surpassé la note de passage.

M. Hughes a assuré aux élus présents lundi qu’il aurait accès à tous les documents entourant l’octroi des contrats de la phase 2 du train léger, même si certains sont confidentiels.

« Le bureau du vérificateur général a accès à tout ce qu’il veut. Il n’a rien qu’il ne puisse pas voir, précise-t-il. Ceci étant dit, nous sommes tout de même tenus par les mêmes accords que la Ville a signés. Le conseil peut être certain que nous allons consulter tout le matériel pertinent. »

Il entend entamer le processus de vérification le plus rapidement possible. Il doit déterminer les items qui feront l’objet d’une enquête. Il a révélé en marge de la réunion du Comité lundi qu’il enquêterait, entre autres, sur les pouvoirs délégués au personnel municipal et qu’il a l’intention d’aller plus loin que les notes obtenues par les soumissionnaires. 

La conseillère Diane Deans confie être préoccupée par les pouvoirs conférés au personnel qui peut prendre des décisions sans obtenir l’approbation des élus.

« Je pense que ma prise de conscience a été intensifiée à la suite du processus d’approvisionnement de la phase 2 du train léger », affirme-t-elle.

Le bureau du VG effectuera six autres vérifications au cours de l’année.