Le syndicat entend contester les décisions de la STO.

Le transport en commun n'est pas un service essentiel

Le débat sur les services essentiels a été rapidement réglé dans le conflit qui oppose la Société de transport de l'Outaouais (STO) au syndicat des chauffeurs et des employés de l'entretien. Le transport en commun n'est pas un service essentiel dans le Code canadien du travail.
La STO est toutefois le seul transporteur public au Québec à être sous une juridiction fédérale. 
Si, comme ses homologues, la STO avait été sous juridiction québécoise, qui reconnaît le transport en commun comme un service essentiel dans les grandes villes, le conflit de travail qui a laissé à eux-mêmes des dizaines de milliers d'utilisateurs, jeudi, aurait pris une tout autre tournure, assure le directeur général adjoint de la STO, Jean Brunet. 
« Le rapport de force n'est pas du tout le même lorsque les services essentiels sont reconnus, dit-il. L'approche des deux parties n'est pas la même. À Québec, les employés du Réseau de transport de la capitale (RTC) avaient un vote de grève, ils étaient prêts, mais les services essentiels allaient être décrétés. Le conflit s'est réglé en une fin de semaine. Ici, c'est une tout autre réalité. »
Transcollines s'adapte
Le prefet de la MRC des Collines-de-l'Outaouais et maire de La Peche, Robert Bussieres , la ministre de la Justice et députee de Gatineau, Stephanie Vallee, et la presidente de Transcollines, la mairesse de Chelsea, Caryl Green (gauche) ont officiellement lance le nouveau service de transport en commun.PATRICK WOODBURY, LeDroit
Le service de transport en commun des Collines de l'Outaouais dépend généralement du service de la Société de transport de l'Outaouais (STO) pour mener sa clientèle à bon port. Devant la grève des chauffeurs, Transcollines a annoncé la modification de ses circuits durant les journées où le service est interrompu à la STO. Les trajets de Transcollines ont été prolongés, jeudi matin, de façon à déposer les usagers directement au centre-ville de Gatineau. Ceux qui doivent se rendre à Ottawa peuvent ensuite se rabattre vers les services d'OC Transpo. Dans un communiqué, le transporteur précise également que ces mesures ne sont pas des tentatives de s'immiscer dans le conflit de travail ou encore de se substituer à la STO, mais uniquement à assurer un niveau de service convenable pour sa clientèle.
Le Cégep aussi
Cegep OutaouaisETIENNE RANGER LEDROIT
Puisque plusieurs étudiants du Cégep de l'Outaouais comptent sur les services de la STO pour se déplacer, l'établissement a décidé de prendre certaines mesures pour leur venir en aide durant la grève. Une navette quotidienne entre les campus Gabrielle-Roy et Félix-Leclerc est offerte toutes les 30 minutes, à partir de 7h15 le matin, afin de permettre aux étudiants de se rendre à leurs cours sur les différents campus. Au total, 24 voyages ont été effectués durant la journée, permettant de transporter 200 personnes. Le Cégep a également mis en place un service de covoiturage pour les membres du personnel et les étudiants. Le Cégep de l'Outaouais précise également avoir entrepris des discussions avec la STO pour déterminer quelles compensations seront offertes aux détenteurs de la carte Cam-Puce.