Le syndicat craint une privatisation du service de laboratoire régional

Charles Thériault
Charles Thériault
Le Droit
Le syndicat qui représente les techniciens en laboratoire des hôpitaux de l'Ontario craint que le laboratoire régional proposé par le autorités régionales de la santé, mène tout droit à la privatisation de ce service par la compagnie américaine Gamma Dynacare.
Flanqué de l'avocat Steven Shrybman qui a fait une étude sur le sujet, le président du syndicat des techniciens en laboratoire, Michael Hurley, a dénoncé une fois de plus le projet de grand laboratoire régional intégré proposé par le Réseau local d'intégration des soins de santé Champlain qui regroupe les hôpitaux d'Ottawa et de l'Est ontarien.
«Cette centralisation des laboratoires signifie qu'il y aura moins de e contrôle public et plus d'influence de l'entreprise privée . Le plan provient de Gamma Dynacare et le Réseau d'intégration Champlain l'impose aux hôpitaux. Pire encore, cette entreprise étant la propriété d'une compagnie américaine, elle pourrait être forcée de dévoiler des informations sur les clients des laboratoires à cause de la loi américaine contre le terrorisme, le «Patriot Act».
Le Réseau Champlain n'en parle pas mais c'est un risque potentiel et si ça se produit, ce sera dans le plus grand secret», a déclaré M. Hurley.
Le syndicat croit également que le Réseau Champlain ne réalisera que de très faibles économies en regroupant ainsi les laboratoires et la fusion pourrait même coûter plus cher que le statu quo. Il demande aux autorités régionales de la santé de renoncer à leur projet.
Le directeur du Réseau Champlain, le docteur Robert Cushman, a nié les allégations du syndicat.
«Nous n'avions rien à voir avec la compagnie gamma Dynacare. Un employé de cette entreprise a travaillé pour nous durant quelques semaines et c'est tout. Le laboratoire régional est une propriété publique comme les hôpitaux. Ce laboratoire régional nous permettra de contrer la pénurie de spécialistes et d'éliminer la concurrence entre hôpitaux. C'est très difficile pour les petits hôpitaux de concurrencer les grands établissements pour le recrutement de pathologistes, par exemple», a répliqué le docteur Cushman.