Le statut particulier dont bénéficie l'Outaouais en santé ne disparaîtra pas, promet le nouveau ministre de la Santé, Réjean Hébert.
Le statut particulier dont bénéficie l'Outaouais en santé ne disparaîtra pas, promet le nouveau ministre de la Santé, Réjean Hébert.

Le statut particulier est là pour rester, dit Québec

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
Le gouvernement péquiste de Pauline Marois n'a «aucunement» l'intention d'abolir ou de réduire l'enveloppe de 20 millions $ du statut particulier en santé conféré à l'Outaouais depuis 2007.
La précision est venue du bureau du ministre de la Santé, le Dr Réjean Hébert, au terme du conseil des ministres, hier, en fin d'après-midi. «Le ministre Hébert n'a aucunement l'intention de toucher au statut particulier dont bénéficie l'Outaouais», a confirmé au Droit l'attachée de presse du ministre, Ariane Lareau.
Ce dernier n'était pas disponible pour nous accorder une entrevue, mais souhaitait rassurer la population de l'Outaouais à la suite des propos ambigus qu'avait tenu la veille son collègue ministre responsable de la région, Stéphane Bergeron.
De passage à Gatineau mercredi, le ministre Bergeron, questionné par la presse, a refusé de confirmer le maintien du statut particulier.
«Je ne veux pas m'avancer là-dessus aujourd'hui, a-t-il déclaré à Radio-Canada. On a peut-être une vision différente de celle du précédent gouvernement en matière de santé, mais s'il y a quelque chose qui nous unit, c'est qu'on constate qu'il y a historiquement un déséquilibre, une iniquité régionale en raison de la situation frontalière.»