Le statut de zone sinistrée réclamé pour la Haute-Gatineau

Charles Thériault
Charles Thériault
Le Droit
Le député fédéral de Pontiac, Mathieu Ravignat, réclame un statut de zone sinistrée pour la vallée de la Gatineau, à la suite de la tempête de neige mouillée du 21décembre dernier.
M.Ravignat a envoyé une lettre en ce sens aux ministres Denis Lebel, Maxime Bernier et Joe Oliver et il est intervenu à la Chambre des communes, à ce sujet. Le député néo-démocrate réclame ce statut en raison des dégâts causés aux forêts de la Haute-Gatineau, lors de cette tempête qui avait affecté une grande partie de la région de l'Outaouais.
Le verglas, suivi d'une longue période d'averses de neige très mouillée, a causé le bris de centaines de milliers d'arbres et de branches. Des sentiers de motoneige, de véhicules tout terrain (VTT) ainsi que des chemins d'accès à des pourvoiries et des érablières ont été grandement endommagés. Selon lui, la région a besoin de 3,5 millions$ pour réparer les dégâts dans les forêts.
Le préfet de la Municipalité régionale de comté (MRC) Vallée-de-la-Gatineau, Pierre Rondeau, a bien accueilli la démarche du député de Pontiac.
«Dans plusieurs secteurs, les dégâts sont pires que ceux de la tempête de verglas de janvier 1998. Depuis le 21décembre, des groupes de bénévoles se sont affairés à dégager les sentiers principaux de motoneige et de VTT, mais plusieurs autres sentiers sont demeurés fermés pour la saison au complet. De plus, de nombreux chemins menant à des pourvoiries sont encore bloqués et c'est le début de la saison de la pêche ainsi que celle de la chasse à l'ours qui est menacé par cette situation. Les arbres et les branches tombés ont aussi endommagé les tubulures principales des érablières et causé beaucoup de dommages dans les plantations de pins gris. Si des dizaines de municipalités étaient éligibles à une aide financière lors de la tempête de verglas de 1998, il me semble que notre région devrait l'être elle aussi pour ce qui est arrivé cet hiver», a déclaré M.Rondeau qui espère obtenir une aide financière du gouvernement fédéral et du gouvernement du Québec pour son coin de pays.