Ian Smith est l’un des pilotes de la tournée mondiale du Silver Spitfire qui était de passage à Gatineau ce week-end.

Le Silver Spitfire, trésor de la Deuxième Guerre mondiale, à Gatineau

L’aéroport exécutif de Gatineau a eu droit à de la visite rare en fin de semaine, très rare.

Le Silver Spitfire, un avion de combat britannique ayant participé à la bataille d’Angleterre en 1940 lors de la Deuxième Guerre mondiale, a fait escale à Gatineau dans le cadre de sa tournée mondiale. Le monoplace argenté est arrivé de Kuujjuaq vendredi soir et repart lundi en direction de Boston et de New York.

« L’appareil a effectué 52 sorties durant la Deuxième Guerre mondiale. Il a abattu un Messerschmitt 109 (avion de combat allemand). Bien sûr, de nombreux Spitfire ont accompli ce type de mission, mais il n’en reste pas tant que ça encore dans le Monde avec une expérience de combat réelle. Cet avion possède une longue histoire de combats », a expliqué Ian Smith, un des pilotes de la tournée.

Le Spitfire est qualifié de « trésor britannique ». M. Smith n’hésite pas à signaler que ce chasseur a été vital pour assurer la victoire contre les Allemands dans la bataille d’Angleterre.

« Le Spitfire incarne non seulement un summum en matière d’ingénierie et de conception aérospatiales, mais commémore une génération d’aviateurs intrépides prêts à faire face à l’oppression et à faire le sacrifice ultime dans la quête de la liberté », soulignent les organisateurs de la tournée.

L’expédition vise à faire la promotion « du meilleur de l’Angleterre », à célébrer le patrimoine britannique et son excellence en ingénierie et à montrer un appareil « qui a changé le cours de l’histoire ».

La tournée est partie de l’aérodrome Goodwood dans le sud de l’Angleterre il y a deux semaines. Elle se terminera en décembre au même endroit après 27 000 milles dans les airs. L’appareil doit se poser dans une trentaine de pays.

« C’est magique piloter cet avion. Je ne suis pas religieux, mais c’est spirituel », a résumé M. Smith, qui compte 38 ans d’expérience comme pilote d’avion, notamment chez les militaires de la Royal Air Force en Angleterre.

« L’avion est extraordinaire à piloter une fois dans les airs. Ce n’est pas de tout repos lors de l’atterrissage, toutefois. Le décollage n’est pas si pire, mais l’atterrissage est un défi », a indiqué M. Smith.

La tournée s’est arrêtée à Gatineau à l’invitation de Michel Côté, directeur des opérations aériennes chez Aéro Gatineau-Ottawa et bénévole aux Ailes d’époque du Canada.

Le Silver Spitfire était stationné entre deux autres Spitfire, dont un est basé à l’aéroport de Gatineau. Celui-ci a été reconstruit en bonne partie par des mécaniciens en aéronautique de l’entreprise locale Vintech Aero, spécialisée dans la restauration d’avions d’époque.

« De voir l’endurance du Silver Spitfire, ayant traversé l’Atlantique par la voie du nord et atterri ici à Gatineau, ça nous prouve que notre avion est bon. Le nôtre a fait 5000 milles l’été dernier. Nous étions en confiance, mais nous le sommes encore plus. Juste du côté historique, d’avoir trois Spitfire ici à Gatineau, c’est vraiment fantastique », a réagi André Laviolette, mécanicien chez Vintech Aero.

Le troisième appareil est basé au Massachusetts et a participé à plus de 115 missions durant la Deuxième Guerre mondiale.