Hôtel de ville d'Ottawa
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Le SCFP met en garde Ottawa contre la suppression de 500 postes

Dominique La Haye
Dominique La Haye
Le Droit
Le plus grand syndicat de la Ville d'Ottawa met en garde le maire et les élus des dangers de mettre leurs intentions à exécution en coupant 500 emplois au cours des prochains mois.
Selon le président de la section locale 503 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) représentant près de 7000 employés de la Ville, Brian Madden, ces suppressions s'accompagneront d'une baisse de la qualité de services municipaux. Il rappelle que la Ville a déjà éliminé dernièrement 100 emplois laissés vacants.
À l'approche de l'élaboration du budget municipal 2009, M. Madden demande que les élus et les hauts-fonctionnaires fassent preuve de transparence.
«Nous voulons savoir qui occupent ces 500 emplois, quels services ils fournissent. (...) Nous voulons connaître les détails car ces 500 personnes travaillent à tous les jours.
Depuis les fusions municipales en 2001, le président du syndicat ajoute que 8 % des emplois municipaux ont été éliminés.
«Nous voulons travailler avec la Ville pour trouver des économies», ajoute-il.
M. Madden souligne aussi le danger de se tourner vers le secteur privé pour économiser de l'argent. Le conseil municipal a auparavant confié des services dans le cadre de partenariats publics-privés ayant mal tourné, dont le Centre Ray Friel que la ville a dû récupérer des mains d'un entrepreneur privé.
Demain, le SCFP présentera un spectacle gratuit appelé «Du rock pour les services publics» en compagnie de Trooper et des Cooper Brothers et de Bowser and Blue au Centre municipal d'Ottawa pour faire l'éloge des services publics.