Le roi de la démystification du cube Rubik (en vidéo)

Yeux bandés, avec une seule main ou avec les pieds, le cube Rubik n'est plus un mystère pour Antoine Cantin. Il en a fait une retentissante démonstration la semaine dernière lors de la World Rubik's Cube Championship 2013, qui se tenait à Las Vegas, en étant le meilleur des Canadiens présents.
En fait, selon la méthode de calcul utilisée, Antoine Cantin et Louis Cormier, deux jeunes originaires de la Cité de Clarence-Rockland, se sont classés 1ers ou 2es chez les Canadiens au terme des 17 épreuves.
Seul Louis a réussi à monter sur le podium, dans deux disciplines. Antoine n'a pas été en mesure de se faire justice dans sa catégorie fétiche, la résolution du cube Rubik à une main, en terminant 7e, lui qui est classé 3e au monde dans cette discipline.
Quelque 600 personnes ont participé au rendez-vous international, du 26 au 28 juillet dernier dans l'état du Nevada. Le prochain championnat mondial aura lieu dans deux ans.
À 15 ans, Antoine peut encore espérer améliorer ses temps alors que les cubistes atteignent leur apogée vers la fin de l'adolescence, explique son père, Claude.
« Les meilleurs ont 17, 18 ou 19 ans. C'est à ce moment qu'ils ont plus de temps pour pratiquer », affirme-t-il.
La pratique est d'ailleurs la règle d'or de ce passe-temps, estime Antoine.
« Tout le monde peut y arriver, jure le jeune homme. Il faut simplement assez de persévérance. »
Sans oublier la mémoire et la dextérité. Antoine estime connaître environ 200 algorithmes qui lui permettent de reconnaître les patrons à suivre pour résoudre un cube.
C'est son grand frère André qui l'a initié au mystérieux cube, il y a quatre ans. L'orgueil du plus jeune frangin l'a motivé à s'améliorer, jusqu'à ce qu'il surpasse les habilités du son aîné, jusqu'à devenir champion canadien dans plusieurs catégories.
Voyager, faire des rencontres et poursuivre sa passion sont les principales sources de motivation du jeune homme. Et l'argent ? Pas vraiment. Le champion de la World Rubik's Cube Championship 2013, l'Australien Feliks Zemdegs, est reparti avec 3000 $, à peine assez pour payer son billet d'avion.
« Les compétitions sont un prétexte pour voyager en famille, indique le père de famille. Le prochain championnat mondial sera sans doute en Europe, et nous n'y sommes jamais allés... »