Incapable d'utiliser à Québec pendant 80 jours ses Airbus A330, Air Transat a décidé de détourner ses gros avions vers la métropole et d'affecter des Boeing 737 à la navette Québec-Montréal.

«Le réchauffement climatique a des impacts sur le trafic aérien»

Les aéroports et compagnies aériennes devront s'adapter aux changements climatiques, qui provoqueront de plus en plus de situations où les avions atterriront en masse à la dernière minute, comme ce fut le cas le 31 juillet dernier à Ottawa.
C'est l'avis du directeur de la sécurité aérienne et capitaine d'un Airbus A330 d'Air Transat, Matthew Jackson. Son témoignage a été entendu jeudi lors d'une audience de l'Office des Transports du Canada.
L'organisme veut éclaircir les circonstances ayant mené au cafouillage de ce soir de juillet, quand des centaines de passagers de deux appareils du transporteur ont été forcés d'attendre de quatre à six heures au sol.
« Peut-être y aurait-il pu avoir une meilleure communication entre les compagnies aériennes st l'aéroport », a commenté M. Jackson.
« J'aimerais m'asseoir, avec les autres compagnies et l'aéroport d'Ottawa qui ont tous vécu cette expérience du 31 juillet. Des événements comme celui-là (des détournements majeurs provoqués par la mauvaise météo) vont se reproduire. Le réchauffement climatique a des impacts sur le trafic aérien. Il y a plus d'ouragans et d'orages, dit celui qui compte 20 ans d'expérience. Il faut s'asseoir ensemble et trouver des solutions. »
L'effet domino
Selon des pilotes et des membres de l'équipage d'Air Transat qui ont témoigné jeudi, une série de petits événements et de retards de 15 à 30 minutes ont causé un effet domino.
Selon le commandant Saint-Laurent, les organisations aéroportuaires devraient plus rapidement enclencher de procédures efficaces dans lors d'événements comme ceux du 31 juillet.
Le pilote a proposé de fermer des pistes qui ne sont pas utilisées pour y stationner des avions, et y ravitailler plus facilement les avions, qui étaient pris dans une sorte de bouchon de circulation, en file indienne, le soir du 31 juillet.