Thurso attend depuis longtemps la construction d'une halte routière. Si tout va comme prévu, les travaux pourrait débuter à la fin de l'été.

Le projet de halte routière à Thurso devant la CPTAQ

Le projet de halte routière prévue aux abords de l’autoroute 50, à Thurso, passera sous la loupe de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) en juin.

La CPTAQ doit donner son aval au projet puisque le terrain de quatre acres, qui se trouve en bordure de la route 317 et de l’autoroute 50, est situé en zone agricole, tout juste à l’embouchure du Parc industriel régional vert de Papineau. C’est un promoteur privé, dont l’identité demeure pour le moment inconnue, qui pilote le projet. Si tout va comme prévu, le chantier pourrait débuter dès la fin de l’été, confirme le maire de Thurso et préfet de la MRC de Papineau, Benoît Lauzon.

« Ce qu’on peut comprendre de l’entrepreneur qui a acquis le terrain, c’est qu’il ne peut pas construire durant l’hiver et on parle de quatre à cinq mois de travaux. La date butoir pour la réponse de la CPTAQ est le mois d’août. Aussitôt qu’on a une décision favorable, on va faire une pelletée de terre », affirme M. Lauzon.

Le site devait initialement être branché aux services municipaux de la Ville de Thurso, mais le milieu agricole a demandé au promoteur que les infrastructures soient plutôt desservies par un puits artésien et un champ d’épuration. Un emplacement pour permettre aux producteurs agricoles de vendre leurs produits devra aussi être érigé sur les lieux de la halte.

Selon les détails du projet, l’aire de services comprendra notamment un dépanneur, une station-service, des jeux pour enfants, un Tim Hortons et au moins une autre bannière d’une chaîne de restauration rapide. Des études de marché pour la construction d’un hôtel ou d’un motel, afin d’offrir de l’hébergement, sont aussi en cours.

« Il y en a quelques-unes haltes routières majeures au Québec et celle-ci fera partie de ce groupe. C’est assez gros comme projet », précise M. Lauzon.

À noter que si le dossier va de l’avant, il s’agira de la première aire de services à voir le jour le long de la 50, sur le tronçon de près de 100 kilomètres reliant Gatineau à Mirabel.