Des idées sont dans l'air pour remplacer le «poulailler» dans le secteur Buckingham.

Le «poulailler» de Buckingham sera démoli

Les jours du «poulailler», cet immeuble de l'avenue de Buckingham barricadé depuis décembre 2011, sont plus que jamais comptés. L'ancien bâtiment commercial sera rasé au plus tard d'ici un mois, a confirmé au Droit l'un des trois copropriétaires ayant récemment fait l'acquisition des lieux, Jean-François Guilbault.
M. Guilbault, courtier immobilier bien connu dans la région, a fait l'achat à la fin novembre du 451-463, avenue de Buckingham, avec deux autres entrepreneurs du coin, Marc Landry et Éric Lamarche.
L'édifice, bâti en 1912, est situé aux abords de la rivière du Lièvre, en plein coeur du «Vieux-Buckingham». Laissé à l'abandon et jugé non sécuritaire par la Ville de Gatineau, le bâtiment a été barricadé à la fin de 2011 par cette dernière. Depuis ce temps, le Regroupement des gens d'affaires de la Basse-Lièvre réclamait des actions pour qu'il soit mis à terre, arguant que l'endroit nuisait au paysage visuel de la rue principale.
Les trois partenaires d'affaires désormais responsables du site n'ont toujours pas décidé de ce qu'ils feraient du terrain de près de 600 mètres carrés. Une construction neuve pouvant être utilisée par un restaurateur ou un stationnement payant font notamment partie des idées mises sur la table pour le moment. «C'est notre patelin et notre secteur et veut embellir l'endroit. Ce qui presse le plus, c'est de démolir et de rendre les lieux propres et sécuritaires. On ne sait pas encore quel projet on veut, mais on pense à beaucoup de choses. On regarde toutes les options», a mentionné M. Guilbault.
Dénonçant la situation depuis déjà plus de deux ans, la directrice générale du Regroupement des gens d'affaires de la Basse-Lièvre, Karine Lauzon, applaudit l'achat du site par trois entrepreneurs de l'est de Gatineau. Peu importe la vocation qui sera donnée aux lieux, l'organisme appuiera les démarches des copropriétaires, a assuré la porte-parole.
«Nous sommes très heureux parce que ce sera démoli et que ce sont des personnes du milieu qui ont fait l'achat. Ça se trouve à être au coeur de notre centre-ville et c'est une très bonne nouvelle parce que notre rue principale a besoin d'être revitalisée.»
Même son de cloche du côté du conseiller du secteur, Martin Lajeunesse, qui estime que cette nouvelle risque de donner un élan à la revitalisation de l'avenue de Buckingham. La quantité abondante de locaux vacants et l'état désuet des édifices commerciaux sur cette artère ont souvent fait jaser ces dernières années.
«Je pense que ça apportera un vent de fraîcheur pour le paysage du secteur. Les gens attirent les gens et le fait qu'il y ait des promoteurs avec des idées, ça ne peut être que positif», a indiqué M. Lajeunesse.