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La directrice de la CCN pour les terrains urbains du Québec et du parc de la Gatineau, Christie Spence
La directrice de la CCN pour les terrains urbains du Québec et du parc de la Gatineau, Christie Spence

Le parc de la Gatineau «ne peut pas servir à tout, tout le temps»

Louis-Denis Ebacher
Louis-Denis Ebacher
Le Droit
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Les voisins du parc de la Gatineau habitués de marcher dans « leurs sentiers » auront bientôt à changer leurs habitudes et marcher dans les voies officielles.

Plusieurs petits « sentiers exclusifs » du parc de la Gatineau disparaîtront dans la prochaine décennie, confirme la Commission de la capitale nationale (CCN). L’organisme s’apprête à fermer plusieurs sentiers non officiels afin de limiter la « fragmentation » du parc de la Gatineau.

Des entrées ont été créées au fil du temps, avec les passages répétés de résidents voisins et d’autres utilisateurs assidus autour des terres de la Couronne.

Le nouveau plan directeur de la CCN prévoit la fermeture des deux tiers des sentiers non officiels, alors que d’autres seront gardés ouverts pour permettre un accès dans le même secteur.

En entrevue, la directrice de la CCN pour les terrains urbains du Québec et du parc de la Gatineau, Christie Spence, a expliqué que ces usagers devront changer leurs habitudes.

« Certains disent : C’est “mon” sentier. Tout le monde veut avoir son petit sentier, chacun pour soi. » Selon la directrice de la CCN, ce genre de « petit privilège » doit cesser pour assurer la survie du parc de la Gatineau. « Il y a des randonneurs qui veulent leur petit sentier, à tout prix. Ce n’est pas tout le monde qui peut aller où ils veulent en tout temps. On a juste trop de monde (qui fait cela). Certains avaient de “privilèges exclusifs”. Il faut gérer ça. Ce sont des décisions difficiles à prendre, mais il faut faire des choix difficiles. »

Christie Spence

Si la CCN ferme certaines entrées non officielles, elle prévoit quand même en garder d’autres ouvertes dans les mêmes secteurs. L’idée de la CCN est de permettre l’utilisation du parc sans multiplier les sentiers non officiels qui contribuent, petit à petit, à fragmenter les écosystèmes.

Outre les randonneurs, d’autres sportifs ont créé des sentiers non officiels ces dernières années. La popularité grandissante du vélo de montagne a eu des répercussions sur ce type de sentiers qui fragmentent le parc. La CCN s’est entendue avec les clubs d’amateurs pour fermer certains sentiers et en garder d’autres ouverts.

« Les gens se sont créé des sentiers parce qu’ils n’avaient pas accès au type de sentiers qu’ils voulaient, comme les tracés en boucle pour les vélos de montagne. Les gens se sont créé des entrées, leur espace. D’interdire l’accès à tous les nouveaux sentiers ne serait pas mieux. Les gens y seraient allés de toute façon. On accorde une certaine place aux nouvelles activités, mais le parc ne peut pas servir à tout, tout le temps. »

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EXTRAITS DU PLAN DIRECTEUR

  • Révision du cadre tarifaire (qui) consiste à trouver un système ou une combinaison de systèmes permettant d’appliquer une structure tarifaire équitable pour l’ensemble des visiteurs, dans tout le parc;
  • Ne pas augmenter la surface des stationnements dans le secteur entourant les promenades de la Gatineau, Champlain et du Lac-Fortune. Interdire le stationnement en bordure des promenades et à l’extérieur des stationnements prévus;
  • Offrir des options pour un lieu de rassemblement autochtone;
  • L’arrimage des sentiers municipaux et régionaux avec le réseau de sentiers favorisera l’accès au parc au moyen du transport actif. Des aménagements adéquats à des endroits stratégiques faciliteront l’accès des personnes à mobilité réduite;
  • Cinq aires d’accueil propices à la diffusion de renseignements sont ciblées : Chelsea, lac Philippe, Relais Plein Air (ainsi que celle) au sud de la promenade de la Gatineau, et d’une nouvelle aire d’accueil dans le secteur de Luskville;
  • En collaboration avec Camp Fortune, réduire l’éclairage nocturne, en tenant compte des besoins de fonctionnement et de la sécurité.
  • Diminuer la présence de voitures : l’amélioration des stationnements, complémentaire aux mesures favorisant l’adoption d’autres moyens de transport que l’auto, se limitera aux stationnements situés en périphérie du parc ou immédiatement à ses points d’entrée.

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