Le parc de la Gatineau fait l'objet d'une surveillance policière accrue, depuis quelques mois.
Le parc de la Gatineau fait l'objet d'une surveillance policière accrue, depuis quelques mois.

Le parc de la Gatineau fête ses 75 ans

Charles Thériault
Charles Thériault
Le Droit
Le parc de la Gatineau célèbre ses 75 ans, cette année.
La Commission de la capitale nationale (CCN), propriétaire du parc, organise plusieurs activités pour souligner l'événement, tout au cours de l'année. Demain, une journée portes ouvertes aura lieu au Centre des visiteurs, sur le chemin Scott, à Chelsea. On pourra y voir des spectacles d'oiseaux de proie, rencontrer des biologistes, et faire différentes randonnées d'interprétation et d'ornithologie dans les sentiers du parc. De plus, un concours de photo sera lancé et les amateurs de photographies seront invités à présenter leurs plus belles photos du parc de la Gatineau.
Les célébrations du 75e anniversaire comprennent également la réouverture du Domaine Mackenzie King, dont le secteur Kingswood a fait l'objet de rénovations majeures. « Nous avons aussi effectué des rénovations dans le secteur Moorside de façon à lui redonner l'atmosphère des années 1950, alors que Kingswood (où Mackenzie King a aussi vécu) aura un air des années 1920 », a expliqué le porte-parole du parc de la Gatineau, François Leduc.
La création du parc de la Gatineau est le résultat des démarches d'un groupe de pression, la « Federal Woodlands Preservation League », qui a demandé au gouvernement fédéral de protéger les collines de la Gatineau du déboisement intense qui avait cours durant les années 1930. Une loi permettant à la CCN d'acheter des terres pour former le parc a été adoptée par le gouvernement du Canada, le 1er juillet 1938.
À l'image de plusieurs parcs urbains de Gatineau et Ottawa, le parc de la Gatineau relève directement de la CCN et n'est pas un parc national du Canada. Le statut du parc fait d'ailleurs l'objet d'un féroce débat entre certains groupes environnementaux et la CCN, depuis plusieurs années. Lors de son décès, en 1950, l'ancien premier ministre William Lyon Mackenzie King a cédé son domaine à la CCN, consolidant ainsi le territoire du parc de la Gatineau. Par la suite, la CCN a acquis des terrains pour former le territoire protégé que l'on connaît aujourd'hui. Le réseau des promenades, construit au début des années 1960, a rendu le sud du parc accessible au grand public, tout comme l'ouverture du camping du lac Philippe.
Le parc reçoit 2,7 millions de visiteurs par année, en plus d'attirer 130 000 visiteurs provenant de l'extérieur de la région de la capitale.