Bruce Heyman est nouveau à Ottawa, il compte bien faire sa place au sein de la communauté.

Le nouvel ambassadeur américain se fait connaître

Bruce Heyman a célébré le 4 juillet des dizaines de fois, mais pour la première fois, il agissait à titre d'hôte à Lonardo, la résidence de l'ambassadeur américain à Ottawa.
Arrivé au pays depuis la fin mars, et officiellement ambassadeur des États-Unis au Canada depuis le 8 avril, M. Heyman souhaitait lancer son mandat et s'intégrer à la communauté d'Ottawa grâce à cette célébration.
Nourriture et boissons étaient servies en abondance aux milliers d'invités rassemblés pour célébrer l'anniversaire de la déclaration d'indépendance américaine du 4 juillet 1776.
Mardi, il a tout de même eu un avant-goût des capacités de fêter des Canadiens alors qu'il a participé aux activités de la fête du Canada dans la capitale nationale.
«Être ici, dans la capitale, et vivre cette fête comme vous le feriez à Washington pour le 4 juillet, c'était fantastique. La célébration, les couleurs, la jeunesse et la participation, c'est l'une des plus belles journées que j'ai eue depuis mon arrivée au Canada», a déclaré le diplomate à propos de sa journée de mardi.
L'écoute, une priorité
Les célébrations sont agréables, mais le mandat principal de Bruce Heyman demeure de représenter les intérêts du président américain, Barack Obama, tout en faisant rapport des intérêts canadiens à ce même M. Obama.
D'entrée de jeu, M. Heyman a reconnu que des enjeux comme le pipeline Keystone XL n'ont pas facilité les relations entre les deux pays ces dernières années. Il est toutefois persuadé que la situation s'améliorera au cours des prochains mois.
«Nous avons travaillé ensemble pendant des centaines d'années, et au fil des années, il y a toujours eu des accrochages sur un ou deux éléments. Nous avons su surmonter les différends passés, nous surmonterons les différends actuels.»
Bruce Heyman souhaite caractériser son passage au Canada par l'écoute. Il s'engage à prêter une oreille attentive aux désirs émanant de toutes les sphères de la société canadienne. «Mes priorités sont d'améliorer les relations bilatérales entre nos deux pays chaque jour. [...] J'arrive avec la perspective américaine, mais c'est seulement un côté de la médaille. [...] Ma priorité est [...] de comprendre le point de vue canadien dans son ensemble et envoyer ces informations à Washington.»