Les déneigeuses du ministère des Transports sont prêtes pour affronter l’hiver. Le MTQ rappelle aux usagers de la route d’être prudents et patients lorsque les routes sont enneigées ou glacées.

Le MTQ prêt à sortir ses déneigeuses

Se disant fin prête pour affronter l’hiver, la direction régionale du ministère des Transports du Québec (MTQ) en Outaouais rappelle aux usagers de la route qu’il importe de faire preuve de prudence — mais aussi de patience — lorsque la chaussée est glacée ou enneigée.

Aux quatre coins de l’Outaouais, le MTQ est responsable de l’entretien d’environ 1800 kilomètres de routes. Les camions du ministère s’occupent des autoroutes 5 et 50, tandis que le reste du réseau — environ 70 % des routes sous responsabilité provinciale — est entretenu par des entrepreneurs privés ou des municipalités.

Pour la région, ce travail représente une dépense annuelle de 15 millions $. 

« On a 90 camions qui se déploient pendant l’hiver, a fait savoir la porte-parole régionale du MTQ, Karine Sauvé. On a utilisé, l’année passée, 40 000 tonnes de sel et 65 000 tonnes d’abrasif. »

Pour une première fois cet hiver, les camions du MTQ seront équipés de GPS, ce qui permettra un suivi « en temps réel » de leur parcours.

Alors que les camions et les locaux du MTQ situés sur la rue Jean-Proulx ont été endommagés par la tornade du 21 septembre dernier, Mme Sauvé a souligné que les travaux qui ont dû être effectués n’ont pas affecté la planification de l’entretien hivernal.

Prudence

Mme Sauvé a tenu à rappeler que les automobilistes doivent adapter leur conduite à l’hiver, en précisant que c’est particulièrement lors du début de la saison froide que « les gens ne se méfient pas ». 

Outre l’obligation de poser des pneus d’hiver d’ici au 15 décembre, les usagers de la route doivent ralentir et respecter une bonne distance entre les autres véhicules, a souligné la porte-parole du MTQ. 

Elle a également insisté sur les angles morts « assez imposants » des camions de déneigement, un élément qui doit donc être considéré lors d’un dépassement.

Le MTQ note que le travail commence avant même l’arrivée des précipitations, avec l’épandage d’abrasif ou de fondant, mais qu’il n’y a « pas de solution miracle » lors des plus grosses tempêtes. « Une tempête à l’heure de pointe, c’est plus difficile », donne en exemple Mme Sauvé.

Camionneur à l’emploi du MTQ depuis 2006, Patrick Labonté affirme que le plus grand risque découle de l’impatience de certains automobilistes. 

« Les premiers à se plaindre que ce n’est jamais nettoyé [sont] les premiers à se plaindre qu’on est sur le chemin », dit-il. Son travail nécessite d’être « calme », a-t-il fait savoir, tout en reconnaissant qu’il y a toujours un certain « stress » à conduire un véhicule de déneigement, entre autres en raison des grands angles morts.