Des milliers de magasineurs ont envahi la Grande Galerie du Musée canadien de l'histoire de Gatineau, ce week-end.

Le Marché de Noël du Musée: un rituel

Le Marché de Noël du Musée canadien de l’histoire semble être devenu un incontournable pour les Gatinois.

La somptueuse Grande Galerie du musée, à l’étage inférieur, accueillait, cette année, 84 exposants ne proposant que des produits véritablement artisanaux, issus du terroir local.

Ces dernières années, on atteignait presque les 20 000 visiteurs en quatre jours d’exposition; il y avait possibilité que ce seuil psychologique ait été enfin atteint cette année, le temps maussade encourageant les Gatinois à se réfugier à l’intérieur.

Selon Geneviève Mercier, aux événements spéciaux du musée, sur les 160 candidatures d’artisans reçues, 84 ont été retenues, selon des critères rigoureux et, quand cela est nécessaire, par des piges de commerçants au hasard. 

Cependant, madame Mercier avoue que les visiteurs du marché de Noël ne semblent pas attirés par les expositions du musée. Cela semble être une relation à sens unique. Il s’agirait donc de deux publics distincts — celui du marché et celui du musée — qui ne se croisent pas.

Cette année encore, le marché recelait de produits du terroir et d’objets de confection artisanale. Décorations de Noël, menuiserie, objets de verre, produits gourmands, alcools fins, bijoux et accessoires de mode étaient, encore une fois, au rendez-vous.

Il s’agissait de la huitième édition de l’événement et la quatrième dans la Grande Galerie, puisque les quatre premières années se déroulaient dans le foyer du théâtre, un site nettement moins vaste et pratique.

«Cette année, on trouve que, surtout chez les hommes, ce sont des acheteurs agressifs et interactifs, c’est-à-dire que le monde ne vient pas simplement prendre une marche dans un marché, mais ils sont vraiment là pour magasiner et trouver des choses», raconte l’un des exposants, Claude Bouchard, un artisan confectionnant des sauts décoratifs et utilitaires en bois. 

«Les organisateurs reconnaissent l’harmonie qui peut exister entre — je ne veux pas dire le snobisme du musée — mais disons le standing d’un musée, comme le Musée de l’histoire» et les préjugés que l’on entretient trop souvent envers les artisans. «Et là, y a une belle convergence», explique M. Bouchard.