La Sûreté du Québec a ouvert une enquête à la suite d'une lettre de menaces qu'a reçue le maire de Thurso, Benoît Lauzon, à la fin juillet.

Le maire de Thurso menacé

La Sûreté du Québec a ouvert une enquête à la suite d'une lettre de menaces qu'a reçue le maire de Thurso, Benoît Lauzon, à la fin juillet.
Dans une publication affichée sur son compte Facebook, lundi en fin d'après-midi, M. Lauzon a révélé que des menaces de représailles à l'endroit de sa famille font présentement l'objet d'une enquête policière. 
M. Lauzon brigue un deuxième mandat à la mairie de Thurso en vue du scrutin municipal du 5 novembre prochain.
On aurait demandé à celui-ci de retirer sa candidature à la mairie. Autrement, la femme et les enfants de M. Lauzon risquent de subir des «attaques physiques», a-t-il confié en entrevue avec Le Droit. 
Le premier magistrat de Thurso a précisé avoir reçu ces menaces à l'intérieur d'une lettre datée de la fin juillet, écrite à la main. Benoît Lauzon a pris connaissance de la missive à son retour de vacances, à la mi-août. Il a aussitôt contacté la police. Celui-ci dit n'avoir aucune idée d'où peut provenir la lettre puisqu'aucun dossier chaud ou controversé n'a véritablement soulevé les passions depuis quatre ans à Thurso. M. Lauzon ajoute également n'avoir aucun ennemi et que sa porte est toujours ouverte pour discuter avec les citoyens, si bien qu'il s'explique mal le geste.
«Il y a une date inscrite dans la lettre où je dois retirer ma candidature de maire. Je ne sais pas si ce sont des gens qui veulent présenter quelqu'un ou quoi, mais s'ils veulent faire ça, ils devront se présenter contre moi parce que je n'ai pas l'intention de retirer ma candidature», affirme M. Lauzon, qui espère que le ou les responsables de cette lettre seront traduits devant la justice.
«Je veux que les gens qui ont envoyé cette lettre passent devant la justice et qu'ils paient pour le geste qu'ils ont posé. De s'attaquer à des enfants, ça crée une certaine inquiétude dans la famille.»
Le maire de Thurso a voulu dévoiler cette histoire au grand jour pour informer sa population et pour tenter de créer un effet boule de neige auprès d'autres élus de la région. Selon M. Lauzon, son cas n'est pas isolé. «Je suis sûr qu'il y en a d'autres. Quand des élues reçoivent des lettres de menaces, c'est important de le rendre public. [...]On ne peut pas se laisser intimider par des gens comme ça», déplore-t-il.