Au bar-billard Le Terminus, les conséquences du lock-out dans la LNH se font déjà sentir, surtout les soirs de semaine. Même chose chez plusieurs détaillants d'équipement sportif : on vit une période creuse.
Au bar-billard Le Terminus, les conséquences du lock-out dans la LNH se font déjà sentir, surtout les soirs de semaine. Même chose chez plusieurs détaillants d'équipement sportif : on vit une période creuse.

Le lock-out de la LNH fait mal aux bars et détaillants sportifs

Daniel Leblanc
Daniel Leblanc
Le Droit
Un simple coup d'oeil dans la rue ainsi que dans les restos-bars permet de constater que les casquettes et t-shirts à l'effigie de joueurs de hockey de la Ligue nationale de hockey (LNH) se font rarissimes. Autant chez les fans des Sénateurs que ceux du Canadien.
Même s'ils sont optimistes et ne crient pas à la catastrophe, certains commerçants ne jouent pas à l'autruche : le lock-out au sein du circuit Bettman leur fait mal.
Au bar-billard Le Terminus, les conséquences se font déjà sentir, particulièrement les soirs de semaine. « Le lock-out nous affecte assurément, à commencer par le fait qu'on a dû annuler les pools de hockey. Pour compenser et espérer attirer les gens, on se tourne vers le football - CFL et NFL -, mais c'est limité comme diffusion en comparaison avec le hockey. Il n'y a pas autant de matches durant la semaine. Il y a également les séries éliminatoires du baseball. Heureusement, on est assez choyés à cette période-ci côté sportif en général », dit le copropriétaire de l'établissement, Patrick de Repentigny.
À son avis, il est encore prématuré pour mesurer précisément les impacts que pourrait avoir le lock-out sur les bars sportifs. « Il est encore tôt dans la saison, dans notre cas le gros de l'achalandage débute à la fin octobre. Sauf qu'il est certain que je souhaite la conclusion d'une entente bientôt. Tout le monde est perdant au bout du compte là-dedans, ça ne vaut pas la peine », clame le tenancier de l'endroit.
Idem dans les magasins
Le son de cloche est le même chez les détaillants d'équipement sportif, pour qui le début de saison est habituellement l'un des trois moments forts de l'année. Cette fois, c'est le contraire : on parle plutôt d'une période creuse.
« Il y a clairement un gros impact, il n'y a pas de cachotteries à faire. Ça se répercute directement sur les ventes. Dans un magasin comme le mien, il y a trois périodes fortes pour la vente de produits licenciés aux couleurs des équipes de la LNH : il s'agit du début de saison, du temps des Fêtes et des séries éliminatoires », indique Alain Brisson, propriétaire de Marc Sports La Source du sport, à Gatineau. « Quand un nouveau joueur fait son apparition, il y a une plénitude de nouveaux objets à son effigie qui se vendent, par exemple des casquettes ou des gilets. Ces temps-ci, on vend donc plutôt des articles de marques comme Adidas ou Bauer plutôt que des licenciés. »
Selon l'homme d'affaires, tel que ce fut le cas la dernière fois, le lock-out aura un effet négatif sur les inscriptions au hockey mineur en 2013. « À ce temps-ci de l'année, les enfants comme les ados voient du hockey partout, que ce soit dans les journaux ou à la télé. Sauf que là, il n'y a rien. Il y aura peut-être un nombre d'inscriptions en diminution », prédit-il.
De son côté, le propriétaire de Sports Échange Outaouais, Éric Corcoran, soutient que son commerce est peu touché par la situation. « Que ce soit pour de la vente ou de la location, les gens continuent à pratiquer leurs activités préférées, même le hockey, alors on ne ressent pas d'impacts du lock-out. Au chapitre des ventes, c'est stable », souligne-t-il, ajoutant ne pas disposer sur ses tablettes d'une grande quantité d'items licenciés, ce qui aide beaucoup.
Rappelons que la LNH a décidé jeudi dernier d'annuler les 82 premiers matches au calendrier régulier, prévus du 11 au 24 octobre.