De gauche à droite, les panélistes David Akin (Global News), Pierre-Paul Noreau (Le Droit), Althia Raj (Huffington Post), la gouverneure générale Julie Payette, Allison Crawford et Christopher Waddell (Carleton University School of Journalism)

Le journalisme à l’ère de la désinformation

« On a maintenant accès à une multitude de sources d’informations, on est bombardés de toute part, ce n’est pas toujours évident de s’y retrouver. »

Ce sont les propos qu’a tenus la gouverneure générale du Canada, Julie Payette, à Rideau Hall vendredi lors d’un panel sur l’avenir du journalisme d’intérêt public à l’ère des « fausses nouvelles et de la désinformation ».

Le panel était composé du président et éditeur du journal Le Droit, Pierre-Paul Noreau, de la chef de bureau à Ottawa pour HuffPost Canada, Althia Raj, du directeur du programme de baccalauréat en production et design médiatique à l’Université Carleton, Christopher Waddell et du correspondant politique en chef chez Global News, David Akin.

Le forum était animé par la directrice des communications et des affaires publiques à la Monnaie royale canadienne, Alison Crawford.

Les quatre panélistes ont profité de l’occasion pour faire part de leurs inquiétudes envers le climat médiatique actuel et la place qu’occupent les réseaux sociaux quant à la consommation d’information.

« Je m’inquiète de voir que ceux qui propagent des fausses nouvelles n’en prennent aucune responsabilité. C’est d’autant plus inquiétant de voir que les gouvernements sont très lents à réagir à cette menace-là, qui est bien réelle », déplore M. Noreau.

Pour M. Akin, les médias doivent trouver une façon de dompter les réseaux sociaux pour les utiliser à leur avantage.

« Avant, les gens s’attendaient à ce que les médias leur donnent l’information. Aujourd’hui, le public est plus engagé auprès des journalistes, ce qui est une bonne chose. Quand les gens nous défient sur des faits, il faut être transparent pour qu’ils nous fassent confiance. »

De son côté, Mme Raj explique qu’interagir avec le public sur les réseaux sociaux devient de plus en plus « drainant émotionnellement » parce qu’aujourd’hui « ce ne sont pas des centaines de personnes qui nous écrivent, mais des milliers ».