Une trentaine de participants ont cheminé du parc Jacques-Cartier à Gatineau jusqu’au parlement, dimanche.

Le Jour de la Terre célébré dans la région

« Ça adonne bien, les cloches sonnent, le temps presse ».

C’est sous le son du carillon de la Tour de la Paix que l’organisateur de la Marche de la Terre, Guy Dostaler, s’est exprimé sur l’environnement devant une trentaine de participants qui ont cheminé du parc Jacques-Cartier à Gatineau jusqu’au parlement, dimanche.

« Il est temps de mettre en place des politiques écologiques, viables, et il est temps pour nos élus d’écouter nos paroles dans notre désir de voir apparaître des initiatives qui peuvent réduire nos émissions polluantes, qui peuvent nous faire épargner de l’argent et qui peuvent réduire la courbe de la tendance des changements climatiques et du réchauffement des océans », a indiqué M. Dostaler.

Les déchets de plastique qui se retrouvent dans les océans et les dangers que cela occasionne pour les espèces marines préoccupent en particulier M. Dostaler et de nombreux environnementalistes.

Comment faire en sorte que les déchets de plastique cessent de menacer les océans et la vie marine ?

Même si cette interrogation représente sans l’ombre d’un doute un véritable casse-tête, la ministre fédérale de l’Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna, semble confiante de pouvoir compter sur l’aide des Canadiens pour pouvoir éventuellement compléter ce puzzle.

C’est la raison pour laquelle elle a lancé, dimanche, au sein de la communauté côtière d’Eastern Passage, en Nouvelle-Écosse, une vaste consultation pour trouver des réponses à cette épineuse question.

Dans le cadre du «Dialogue canadien sur les déchets de plastique», les suggestions des citoyens vont être recueillies tout comme celles des représentants des peuples autochtones, de l’industrie, des municipalités, des organismes sans but lucratif et des établissements de recherche.

Il est d’ailleurs déjà possible d’acheminer des recommandations par la poste, par courriel ou encore par le biais d’un forum en ligne.

Elles peuvent tourner notamment autour de la conception, de la collecte et de la gestion des plastiques.

De toute évidence, Mme McKenna n’entend pas se contenter exclusivement d’aller chercher des suggestions à l’échelle nationale.

Dans un communiqué ayant été publié pour marquer non seulement le lancement de la consultation, mais aussi le Jour de la Terre, elle a écrit qu’elle est également impatiente de collaborer avec «ses homologues du G7 ainsi qu’avec d’autres intervenants à l’étranger pour veiller à ce que les plastiques soient réutilisés et recyclés judicieusement».

Reprenant un message cher au premier ministre canadien Justin Trudeau, elle a ajouté qu’elle souhaite ainsi atteindre un objectif bidimensionnel, c’est-à-dire protéger à la fois l’économie et l’environnement du pays.

La Marche de la Terre en était à sa neuvième édition cette année.

Avec la Presse canadienne