L'artiste gatinois Philippe Landry
L'artiste gatinois Philippe Landry

Le graffiti comme thérapie sur la rue Jacques-Cartier [PHOTOS]

Jean-Simon Milette
Jean-Simon Milette
Le Droit
Des adeptes d’arts visuels urbains se sont donné rendez-vous samedi sur la rue Jacques-Cartier, à Gatineau, pour le Jam Graffiti, une activité qui devait avoir lieu dans le cadre des festivités du FMG.

Une vingtaine d’artistes en arts visuels, armés de leur créativité, ont sorti leurs cannettes de peinture en aérosol pour démontrer leur savoir-faire.

C’est le cas de Philippe Landry, qui a sa propre compagnie d’arts visuels à Gatineau. M. Landry est d’ailleurs l’auteur de plusieurs grandes œuvres de graffiti que l’on retrouve aux quatre coins de Gatineau, plus particulièrement dans le Vieux-Hull.

Une vingtaine d'artistes visuels se sont donné rendez-vous sur la rue Jacques-Cartier samedi.

L’une des missions de M. Landry samedi était de faire connaître l’art du graffiti aux plus jeunes.

« On est ici pour aider les jeunes. Ceux qui sont ici sont curieux et ont envie d’être ici et d’apprendre sur l’art du graffiti. On veut leur montrer que c’est possible de s’exprimer à travers cette forme d’art et aussi on veut inspirer la prochaine génération à emboîter le pas. »

M. Landry estime qu’il était important que cet événement puisse avoir lieu, malgré le report de l’édition 2020 du FMG.

« La liberté d’expression à travers l’art est vraiment importante. C’est le fun que la Ville de Gatineau le reconnaisse et permette aux gens qui font du graffiti de pouvoir le faire légalement. »

Des panneaux de bois étaient aménagés sur la rue Jacques-Cartier permettant aux artistes de créer librement. Les panneaux seront exposés jusqu’au 30 septembre.

L’artiste gatinoise Brigitte Quesnel

Art de rétablissement

Un atelier d’art de rétablissement était aussi mis à la disponibilité des Gatinois lors du Jam Graffiti.

Qu’est-ce que l’art de rétablissement ? « C’est une façon de faire sortir des énergies et des émotions positives à travers l’art . C’est un peu une sorte de thérapie.», précise l’artiste gatinoise Brigitte Quesnel.

Mme Quesnel a maintenant sa propre entreprise d’art de rétablissement à Gatineau. « L’art m’a beaucoup aidé à sortir de la consommation. Maintenant je veux aider les autres en retour et leur montrer les bienfaits de l’art sur nos émotions. Je suis souvent appelée à aller dans des centres hospitaliers comme celui de Pierre-Janet pour y tenir des ateliers d’art de rétablissement. Je me rends compte que ça aide beaucoup les gens qui sont dans une situation difficile. »

L’atelier de samedi mené par Mme Quesnel aura permis à un groupe d’enfants de créer, tous ensemble, une œuvre illustrant des ailes d’ange colorées. Les gens étaient invités à prendre des photos devant l’œuvre. « C’était vraiment magnifique de les voir participer », conclut-elle.